Ligne Maginot et Guerre 39-45

Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 18:15
Ci-après, une photo de soldats appartenant au 162e RIF.


Nous ne savons pas si elle a été prise à Metz, boulevard de Trêves, ou au camp de  Bockange... Elle doit dater de 1938 !

Si vous reconnaissez un des vôtres, écrivez-nous : solnade@gmail.com
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 04:56

Sur la route de l'exode, 6 septembre 1939, Marchéville


Ce matin, 7 septembre 1939, en route pour Villers-sur-Meuse, canton de Souilly, arrondissement de Verdun. De Fresnes-en-Woëvre jusqu’à Villers-sur-Meuse, il faut compter plus de 6 heures de route pour parcourir environ 30 kilomètres.

 

Villers-sur-Meuse, Rue haute

Un certificat émanant de la mairie de Marcheville qu'ils ont quitté au petit matin les a précédés.



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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 01:30
Sur la route de l'exode, 7 septembre 1939, Villers-sur-Meuse

8 septembre 1939, certains, qui dormaient sur la paille depuis la première nuit de leur expédition, connurent la joie de se réveiller et de s'étirer dans un vrai lit avec des draps tout blancs tout propres. Quel bonheur !

La veille, sur la route de Fresnes à Villers, on avait beaucoup rouspété. L'abbé Schertz fut soupçonné de favoritisme. Le "bas du village" l'accusait de mieux loger le "haut du village" notamment Jeanne BASSOMPIERRE, soeur du garde-champêtre, Madame HUMPSH et sa fille Irène, Anna GOBY et d'autres dames habitant près de l'église. Etaient-elles plus pieuses ou plus méritantes ?

Les récriminations sont-elles parvenues aux oreilles de Monsieur le Curé, en tête de convoi ? Ou simplement nos gens sont-ils arrivés dans un village déserté par ses habitants ?

Car hier soir, point besoin de courir à la fontaine pour se laver. A leur disposition, une grande maison avec cabinet de toilette et eau courante. Un 5 étoiles en somme.
Aussi fit-on toilette complète avant de se glisser dans les beaux draps frais. Cerise sur le gâteau, Thèrèse et Marie-Louise, nos jeunes filles de 17 ans,  purent même disposer d'une chambre particulière, ce qui leur permit, loin des oreilles de leurs mères et compagnons d'infortune, d'échanger quelques confidences sur l'oreiller.


Bien situé sur la rive gauche de la vallée de la Meuse, Villers-sur-Meuse, petit village de 180 âmes en 1939,  entre Verdun et Saint-Mihiel, se situe de nos jours sur la "voie verte" bien connue par les cyclistes Belges et Néerlandais, et dispose d'un camping et d'une plage à côté de la Meuse.

Lors des Présidentielles de 2007, Villers-sur-Meuse comptant 199 votants, s'est démarqué totalement du vote national : 64 voix pour Nicolas SARKOZY contre 103 pour Ségolène ROYAL, soit respectivement 38,32 et 61,68 % des voix exprimées.


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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 08:13

Hestroff lors de la construction de la Ligne Maginot et Bockange

Fin août 1939, Hestroff, quelques jours avant d'être évacué, dut héberger les soldats en cantonnement.Toutes les maisons furent réquisitionnées. A l'instar des autres dames du village, ém'Harainville, la Biblé avait été obligée de libérer une chambre pour deux
d'entre eux.

Corvée de lessive derrière les maisons CIBIC et  DEPENWEILLER - septembre 1939
Collection  Association du Fort aux Fresques

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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 05:26
Sur la route de l'exode, 8 septembre 1939, Villers-sur-Meuse

Ce matin, vendredi 9 septembre 1939, on plie bagage. Direction Triaucourt-en-Argonne qui accepte de recevoir les réfugiés. Petits et grands s'affairent et nettoient la maison qui doit rester aussi propre qu'elle l'a été avant leur passage. S'ils veulent continuer à être accueillis dans de meilleures conditions, à eux de prouver qu'ils sont honnêtes et de bonne éducation.


La route sera longue. Plus de 35 kilomètres à parcourir et à penser à la fête patronale qui, ce jour, aurait dû battre son plein...






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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 00:00
A Triaucourt, aujourd'hui appelé Seuil-d'Argonne, nos réfugiés se rappellent qu'à leur arrivée, le vendredi soir, un bouillon leur fut servi en mairie.

Le lendemain matin, samedi 10 septembre 1939, le garde-champêtre vint les prévenir qu'ils ne pourront pas rester dans le village,  l'armée venant de le réquisitionner.

Nos parents sont stupéfaits. Pas encore tout à fait remis de la veille, déjà doivent-ils se remettre en route ?

Dans quelles conditions furent-ils logés à Triaucourt ? Personne ne semble plus s'en rappeler..., leur coeur, leurs pensées ce jour-là ayant été probablement à Hestroff, car chez eux, aujourd'hui veille de la Saint-Jean-Baptiste, les dames, assistées par leurs filles
aînées, auraient préparé des biscuits de Savoie, des brioches, des cakes et surtout beaucoup de tartes aux mirabelles et aux quetsches à enfourner chez nos deux boulangers, DELLES et HUMBERT. En sortant des boulangeries, c'était à celles qui exhiberaient le plus beau biscuitkouchen ou les quetschen oda mirabellenfloossen les plus appétissantes.

Bref, le samedi qui précédait la fête patronale était entièrement consacré à la confection de mille et une bonnes choses... alors qu'ici, dernière étape en Lorraine, on se dispute déjà le pain sec...
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 17:05
Le 151e Régiment d'infanterie a pris ses nouveaux quartiers dans la ville de Metz en 1930. Il y restera durant une période de 9 ans. Ce régiment fut disloqué en 1940.

Collection Adrien MASSON, président du Fort aux fresques à Hestroff
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 17:09

Ces soldats étaient-ils casernés à Metz ou à Bockange ?

Collection Gérard Sins, aimablement prêtée à l'association du Fort aux Fresques


Au 2e rang, à l'extrême gauche, on peut y reconnaître Léon SINS, porté disparu dans les pays de l'est vers 1944.

En zoomant, on peut lire le chiffre 99 brodé sur les cols des chemises.


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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 00:00

Sur la route de l'exode, 10 septembre 1939, Triaucourt


Aujourd'hui c'est dimanche, 11 septembre 1939, jour du patron de la paroisse de Hestroff. On aurait sorti ses plus beaux habits pour aller à la messe, invité les cousins à partager le pot-au-feu façon Henri IV, les vol-au-vent aux ris de veau légués par le roi Stanislas et les tartes aux mirabelles et aux quetsches sorties des fours communaux.


Ce soir, nos jeunes filles auraient été danser avec les soldats de Bockange, les jeunes gens du village en auraient pris ombrage, tout ça sous l'oeil attentif et inquiet de leurs parents.

 

Au lieu de cela, le convoi fut scindé la veille. Pas question de rester à Triaucourt où l’armée avait priorité. Deux petites communes, avec capacité restreinte, ont bien voulu prendre en charge une partie des réfugiés. C’est ainsi que les uns ont été dirigés vers Noirlieu, canton de Givry-en-Argonne et les autres vers Saint-Mard-sur-le-Mont, arrondissement de Saint-Menehould, deux communes situées dans le département de la Marne, à plus de 6 heures de marche du Seuil d’Argonne.

 


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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 00:00
Sur la route de l'exode, 10 et 11 septembre 1939, Noirlieu

A distance égale du Seuil d'Argonne, St-Mard-sur-le-Mont n'est guère plus grand que Noirlieu situé à 3 lieues, où les nôtres c
e matin, 11 septembre, ont la gueule de bois, non pas d'avoir trop bu mais de ne pas avoir réussi à trouver le sommeil...

Si hier, dépités de ne pas avoir pu se reposer à Triaucourt, nos anciens avaient perdu la mémoire, aujourd'hui, à l'évocation de Noirlieu, tout leur revient.


C'est bien à Noirlieu qu'ils furent accueillis dans une grande ferme. Cette nuit-là,
la  grand-mère des PICK, Marie-Barbe SCHNEIDER, fut très malade. Sa belle-fille, la Madeleine, l'a veillée toute la nuit. Comme les propriétaires de la ferme furent bien aimables, Madeleine, qui connaissait bien les travaux de la ferme pour avoir travaillé à Neudelange près d'Aboncourt avant son mariage, leur donna un coup de main pour traire les vaches au petit matin.

Nos parents se souviennent même d'une "belle et ancienne ferme" où "poussaient de magnifiques légumes".

Par contre, pour St-Mard-sur-le-Mont, hormis l'attestation ci-dessous, nous n'avons pas encore eu d'écho. Alors nous avons fait une visite toute virtuelle aux Martimontais présents sur le web, fiers d'avoir décroché un prix d'encouragement du Comité Régional du Tourisme pour le fleurissement de leur commune.


Notre prochain tourisme de mémoire sera au moins fleuri.


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