Ligne Maginot et Guerre 39-45

Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 02:37

Un beau matin, à l’aube, il y eut ém’Harainville General Hausaussuchung (fouille des maisons) avec les chiens. Ce qui mit tout le quartier en grand émoi. La cible était la maison VELLEUR qui avait 3 fils, Henri, Léon et Charles qui figuraient sur la liste des insoumis. Henri et Charles s'étaient planqués. Où, on ne s'en rappelle plus. Mais Léon, qui s’était échappé récemment d’un Zuchtanschtalt, sorte de maison de correction ou de redressement située  près de Sarreguemines, était caché à Hestroff chez son oncle DELLES, le boulanger, en face de la mairie.


Après avoir passé les maisons au peigne fin, à défaut de mettre la main sur Henri, Léon et Charles, les SS finirent par découvrir dans la cave de François Velleur une auge recouverte d’un linge, pleine de salaisons. Le tout fut confisqué et remis au Pétaa le boucher, pour être revendu à la carte.

 

Pendant ce temps-là, le boulanger tira le Léon brutalement de son sommeil et le fit sortir par l'arrière de la maison. Léon, à travers jardins, regagna l'église pour aller se réfugier au sommet du clocher où il resta terré un certain temps. La faim et le froid finirent par le faire sortir de sa tanière. Après le couvre-feu, la nuit tombée, il descendit du clocher pour aller se réfugier dans la maison BLUME, où il s’empara d’une vieille paire de pantoufles abandonnée. Depuis l’aube, il était resté pieds nus…

 

Mais, revenons un instant au cochon. A l'heure du rationnement, on vivait quand même un peu mieux à la campagne qu'en ville. Mais partout, pour faire face à la pénurie, il fallait faire preuve d'imagination, de solidarité et aussi de courage.


Elever un cochon clandestinement en cave était un acte répréhensible. Mais égorger un cochon, à 100 mètres de la Kommandatur, à la barbe des SS, était un acte de bravoure.


Un cochon qu'on égorge pousse des cris lugubres et la nuit, on le sait, les bruits sont amplifiés. C'est ainsi que Marie-Louise, toute jeune fille, eut comme mission dangereuse de donner un coup de main à l'égorgeur pour étouffer les cris du cochon. D'abord le caresser pour le mettre en confiance et ensuite le trahir en tirant de tout son poids sur la corde qu'elle lui avait glissée autour du cou pour étouffer ses cris pendant que l'égorgeur sortait son couteau...


Elle en fut traumatisée et se rappelle encore de cette histoire de cochon avec beaucoup d'émotion.


Par contre, elle apprit très vite à trucider - sans état d'âme - le lapin dont l'élevage n'était pas soumis à condition. On pouvait en élever autant qu'on en voulait et en consommer tout autant... 


Ce qui, aujourd'hui, fait dire à Marie-Louise que le lapin aurait mérité qu'on lui érige un monument tant il les a préservés de la disette.

Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 13:39
Hestroff 1934.

La promotion 1921 passe son certificat d'études. Sur 8 filles seulement 2 seront reçues.
Il y en aurait eu certainement davantage. Mais il était d'usage de ne sélectionner que des candidates certaines de passer, histoire de pouvoir afficher un taux de réussite de 100 % ...

Ainsi donc Marie WAGNER, née le 13 janvier et Marie-Louise HUMBERT, née le 3 décembre purent rentrer chez elle en brandissant leur trophée : Le ToutenUn, l'encyclopédie illustrée des connaissances humaines, édité par Hachette l'année même de leur naissance...!

Marie-Louise, en
octobre 1939, lors d'une brève incursion dans Hestroff où cantonnait l'armée française, récupéra son précieux ToutenUn. Bien lui en prit car ses enfants se sont très souvent plongés dans ce petit bijou.


A une époque où l'image n'était pas souveraine, le ToutenUn nous faisait rêver et satisfaisait notre curiosité.
Rois et Reines de France, parmi d'autres sujets d'intérêt, ont ainsi bercé notre enfance.










Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 00:00
"Je viens de retrouver 2 photos de la Vienne datées du 29 Février 1940. On y voit ma mère, Jeanne Losson et Irène Humpsh, sa cousine, dans une cariole tirée par un âne devant le château des Valdières à Saint-Sauveur. J'ai aussi une carte du château des Valdières avec une petite annotation : Petit souvenir de moi, signé Jeanne."
Marie-Thérèse LOSSON-SCHMIDT

Comme promis, Marie-Thérèse LOSSON-SCHMIDT, de retour de Boston, nous a fait parvenir par l'intermédiaire de sa belle-soeur Maya SCHMIDT-MULLER, 2 photos prises à St Sauveur dans la Vienne au château des Valdières en 1940.

Sur ces 2 photos vous y reconnaîtrez sa maman, Jeanne BASSOMPIERRE,
et sa cousine Irène HUMPSH qui a fondé son foyer à Saint-Sauveur.

Jeanne BASSOMPIERRE-LOSSON et Irène HUMPSH-BASSOMPERRE au château des Valdières près de Saint-Sauveur dans la Vienne, 29 février 1940.
Collection Marie-Thérèse LOSSON-SCHMIDT

Jeanne BASSOMPIERRE-LOSSON et Irène HUMPSH-BASSOMPERRE au château des Valdières près de Saint-Sauveur dans la Vienne, 29 février 1940.
Collection Marie-Thérèse LOSSON-SCHMIDT

Une carte postale du château des Valdières près de Saint-Sauveur que Jeanne BASSOMPIERRE, épouse LOSSON, fit parvenir à ses proches probablement en 1940.

Château des Valdières près de Saint-Sauveur dans la Vienne en 1940

Comme vous le noterez, une fenêtre du château est marquée d'une croix... Au recto de cette photo, Jeanne ne donne pas d'explication, tout juste ses salutations.

Les BASSOMPIERRE ont-ils été logés à cette enseigne prestigieuse ? Ce qui expliquerait le rapprochement entre la cousine Irène HUMPSCH et Jean COUSIN, qui en deviendra plus tard le métayer ?



Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 22:22
Monseigneur GENEZ confirma en l'église de Hestroff le 10 mai 1938 les enfants suivants :

BEHM Jean-Marie
DEBONI Henri
DEPENWEILLER Alphonse
JUNGMANN Henri
KETZINGER Albert
KLEIN Raymond
MATHIS Alphonse
NADé René
SCHNEIDER Nicolas
VELLEUR Charles

BLUME Alice
DEPENWEILLER M.-L.
DEPENWEILLER Mathilde
HERMANN Mathilde
KAUFFMANN Denise
KETZINGER Jeanne
KLEITZ Yvonne
MULLER Denise
NADé Alice
NADé Marguerite
RITZ Germaine
RITZ Marie
STABLON Irène
STABLON Marie
STRÜNCK Anne

Le Parrain fut Nicolas MATHIS
La Marraine fut Joséphine
LEMMERY

Le Curé fut Antoine SCHERTZ

Collection Adrien MASSON

Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 18:07

Depuis la parution de deux articles du Républicain lorrain, édition Saint-Avold, du 19 juillet dernier, plusieurs recherches sur le camp du Ban Saint-Jean près de Boulay ont abouti sur Hestroff.com.

 

Aussi avons-nous sollicité l'autorisation de publier l'intégralité des articles 

 


Pour les abonnés au RL en ligne, rien de plus simple. Cliquez sur les liens ci-avant.
Pour les autres, faudra prendre patience.

Dépôt de gerbe par le Conseil régional de la Lorraine représenté par Joëlle BOROWSKI, membre permanent

Un album illustrant l'hommage rendu en septembre 2007 aux milliers d'Ukrainiens et de Slaves morts au Ban Saint-Jean durant la dernière guerre mondiale est en ligne.


Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 19:59

"Sylvain Caen was born in 1919, in Hestroff, France. At the time this portrait was made Mr. Caen resided in Paris. Sylvain Caen passed away in the winter of 1996.

He fought in the French Resistance and was later caught by the Germans and sent to Auschwitz via the French transit camp at Drancy. He also survived Buchenwald.

An ardent French patriot, decorated by De Gaulle himself, Mr. Caen was able to balance his strong ties to France Israel. while recognizing his Jewishness and attachment to"

 _


Quand un site web américain fit paraître cet avis de décès, avec photo, l’Europe n’était encore guère branchée alors qu’aux USA et au Canada le web s'était largement vulgarisé.

 _


Sylvain CAEN, que nous n’avons pas connu personnellement, avait cependant laissé des traces dans la mémoire surtout de nos chères mamans. Quelques négligences nous ont fait perdre la photo in memoriam sur laquelle il apparaissait, peu avant son décès, avec une canne.


Sa nièce Huguette de Strasbourg nous a fait parvenir un portrait de Sylvain tel que les jeunes filles de Hestroff l’ont connu et apprécié.

 

Outre, cette photo, Huguette nous a également fait parvenir un témoignage de son oncle paru dans « Vie et mort des Juifs sous l’occupation », par Myriam FOSS et Lucien STEINBERG, paru chez Plon en 1996. Ce livre n’est plus disponible. Aussi, pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de Hestroff sous l'occupation, nous retranscrirons l'intégralité du témoignage de Sylvain CAEN qui vous en apprendra davantage sur sa famille hestroffoise en exil.

Bien plus encore que l'Histoire a occulté.

Vie et mort des Juifs sous l'occupation - 1 -

Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 00:00
Sylvain CAEN, résistant, déporté sous l'occupation

Né en Lorraine, dans un petit village (Hestroff) proche de la frontière allemande où sa famille s'était implantée depuis des siècles, Sylvain Caen avait vingt ans en 1939. Il était sous-officier dans l'armée, après s'être engagé en 1937 par devancement d'appel et avoir effectué deux ans de service militaire à Metz, sous les ordres du Colonel de Gaulle.

"Le village dans lequel habitait mon père, se trouvait en pleine ligne Maginot. Les habitants furent évacués en 1939 et dirigés sur des lieux de refuge, situés en général dans l'ouest de la France. Mon père est, lui, allé s'établir chez une de mes soeurs qui se trouvait dans la région de Sarrebourg. En juin 1940, à l'issue de l'avancée allemande, toute la famille est partie vers le sud de la France. Ils ont été coupés par les Allemands dans le Doubs, et sont passés par la Suisse. Très vite après la signature de l'armistice, les Suisses leur ont signifié que, la guerre étant terminée, ils devaient rentrer chez eux. Ce qui était impossible, puisque l'Alsace-Loraine avait été annexée par l'Allemagne. Il était hors de question pour les Juifs d'y retourner. Les rares qui s'y trouvaient encore à ce moment-là avaient été expulsés. Restait la zone sud...
"Ma famille s'est donc installée en Haute-Savoie.
"En 1939, j'ai fait l'entrée en Allemagne. La plupart des gens ignorent qu'en 1939, c'est la France qui a attaqué et nous sommes entrés en Sarre, très facilement du reste. Nous n'avons rencontré que très peu de résistance, car les Allemands étaient en grande partie engagés dans leur campagne de Pologne et la plus grande partie de leur armée se trouvait de l'autre côté. C'est véritablement à ce moment que l'état-major français n'a pas su exploiter les possibilités qu'il avait ! Au bout de quinze jours on s'est replié devant, puis derrière la ligne Maginot. Nos chefs militaires étaient des incapables. Les guerres ne se gagnent pas toujours par ceux qui, militairement, sont les plus forts : l'erreur tactique peut être lourde de conséquences.

Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 00:11
Vie et mort des Juifs sous l'occupation

Sylvain Caen se trouvait dans un bataillon autonome. Sergent-chef dans les chars, il fut envoyé, durant l'hiver 1939-1940, à l'école des officiers à Versailles, d'où il sortit trois mois plus tard, aspirant. Alors qu'il se trouvait en permission, il fut rappelé le 10 mai, au moment de l'attaque des troupes allemandes sur la Hollande et la Belgique. Affecté à un bataillon de chars en formation stationné dans le Loiret, il fut surpris par la débâcle.

"Nous étions en formation, il n'y avait donc ni les effectifs ni le matériel voulu. Nous dûmes faire notre retraite d'abord à pied, puis nous avons embarqué à Châteauroux, afin de descendre vers le sud, comme toute la France."

A Angoulême, Sylvain Caen partit comme volontaire avec une section de chars sans canons, dont l'objectif était de défendre la ville de Bordeux contre l'invasion allemande. Ils sont arrivés à Bordeaux le jour de l'armistice. Dans la nuit, ils reçurent l'ordre de traverser la Garonne, ce qui leur a évité d'être faits prisonniers...

"A partir de ce moment-là, j'ai fait les efforts nécessaires pour rechercher ma famille, que je finis par retrouver à Annemasse, le long de la frontière suisse. Pour ma part, j'étais disposé à rester dans l'armée. J'avais été élevé dans un esprit patriotique, dans le principe d'une France forte, avec une armée moderne. Je faisais partie d'un régiment de chars qui était à l'avant-garde. Toute l'armée n'était pas ainsi, à l'époque. Les Français ne voulaient pas "mourir pour Dantzig". A leurs yeux, c'était le problème de la Pologne avec l'Allemagne, ils ne se sentaient pas concernés. C'est surtout aux yeux de ceux-là que Pétain avait l'air d'un sauveur...
"J'avais vingt-et-un ans au moment de l'Armistice et j'étais désemparé parce qu'on n'était pas parti en guerre pour la perdre. Ce fut une grande déception. Lorsqu'en septembre, on a commencé à parler d'un statut des Juifs, promulgué en octobre 1940, je n'ai pas voulu subir l'affront d'être mis à la porte de l'armée. J'ai demandé à être démobilisé, alors que c'est au sein de l'armée que j'aurais été le mieux à l'abri avec mon traitement d'officier...
"Il y eut vingt-deux généraux juifs destitués de l'armée en 1940 ! Pas un seul des autres généraux, en voyant son camarade juif renvoyé, n'a donné sa démission pour autant, ne serait-ce que par solidarité militaire... Même de Lattre de Tassigny est resté dans l'armée d'armistice jusqu'à l'occupation de la zone sud. Il n'est devenu résistant qu'après. Les choses n'étaient pas si simples..."
Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 06:55
Vie et mort des Juifs sous l'occupation - 2 -

Une fois civil, Sylvain Caen rejoignit les siens en Haute-Savoie et trouva rapidement un travail. Quand les mouvements de résistance commencèrent à se former, il n'hésita pas un instant et chercha à y entrer.

"Je me suis engagé dans l'armée secrète en 1943, en qualité de chef de secteur de base, ayant sous mes ordres tout ce qui était résistance armée entre Bonneville et Sallanches. J'étais avec un des officiers d'un bataillon de chasseurs alpins qui faisait partie de l'armée d'armistice dissoute lorsque les Allemands avaient envahi la zone sud. Ces soldats sont presque tous entrés dans la clandestinité et ont formé des groupes militaires. Nos activités consistaient en des actions de sabotage, de renseignements, de recrutement et de réserve pour le jour du débarquement.

"Malheureusement, en 1944, je fus dénoncé par un jeune qui travaillait dans l'hôtel où je logeais : il avait vu que j'avais une carte d'alimentation dont le nom était différent de celui figurant sur ma carte d'identité, cette dernière étant bien entendu fausse.

"La Feldgendarmerie m'arrêta le 23 mai 1944 et m'emmena à la Gestapo d'Annecy."

En cours de route, Sylvain Caen écouta attentivement les propos que les Allemands tenaient devant lui sans se méfier, ignorant qu'il parlait parfaitement leur langue. C'est ainsi qu'il apprit que le patron de son hôtel avait également été arrêté et surtout que les Allemands ne savaient absolument rien de ses activités clandestines, leur unique grief étant sa fausse carte d'identité. Il savait dès lors ce qui lui restait à faire...
Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 05:24
Vie et mort des Juifs sous l'occupation - 3 -


Au siège de la Gestapo, on l'interrogea, et Sylvain Caen ne chercha pas à nier sa véritable identité, que d'ailleurs les Allemands connaissaient déjà, et déclara qu'il s'était muni de faux papiers parce qu'il était juif. Cela le sauva.

"Dans ces moments-là, on réfléchit très vite ! J'avais appris que, dans la prison où l'on me dirigeait, se trouvaient déjà quelques résistants. Je les connaissais, eux aussi. Je voulais absolument éviter d'être confronté à l'un d'entre eux, avec le risque qu'il admette que j'étais leur chef. Je ne vis qu'une solution : en me déclarant d'emblée juif, on m'enfermait ailleurs. Je suis resté quinze jours en cellule dans les caves de l'école Saint-François d'Annecy et je fus presque soulagé le jour où l'on me transféra à Drancy. Evidemment, j'ignorais encore ce qui m'attendait..."

Sylvain Caen arriva le lendemain du départ d'un convoi de déportation... Il était encore à Drancy au moment du débarquement. Les internés apprirent la nouvelle et commencèrent à nourrir quelque espoir. En vain, car, le 30 juin 1944, il fut déporté à Auschwitz, alors que les Alliés avaient déjà conquis la Normandie.

"Je suis arrivé à Auschwitz au début du mois de juillet, par une chaleur torride. Nous étions soixante hommes par wagon et tous d'accord pour tenter de nous évader. Nous avions pu emporter quelques outils, mais les gardiens nous ont surpris à l'oeuvre. Ils nous ont fait descendre du train, nous mirent à nu en balançant nos vêtements dans le wagon, puis nous firent remonter dans cet état, jusqu'à Auschwitz, sans boire ni manger, entassés dans ces wagons plombés, entourés de barbelés, sous le soleil de juillet . "Nous avions de quoi manger grâce aux petites réserves que nous avions pu emporter. Mais la soif était pire que la faim. N'ayant pas une goutte d'eau à boire, nous ne pouvions rien avaler, ça ne descendait pas."

--------
Lire autre témoignage de Sylvain Caen à l'adresse suivante : http://www.fmd.asso.fr/updir/20/02_27px.pdf


Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Album photos

Voir tous les albums

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés