Billy le Flamand commence à mieux connaître les alentours de Hestroff que sa famille d'adoption. Il connaît le circuit du Fort aux Fresques comme sa poche, la Holeck
et le Hexendanz aussi. Le Colvert, en pareille saison, il en avait déjà fait le tour.
Aussi, en cet après-midi de la Fête de tous les Saints, eut-il envie de partir à la découverte de la route de Hobling où s'égarent trop souvent ses compatriotes et ses voisins bataves.
Bref moment d'arrêt à la hauteur del'observatoire Maginot du Grinn d'où on a une vue imprenable sur notre hameau perdu
et sur Anzeling.
Vue sur
Estinger Gewannchen et en arrière-plan la route de Metz entre Anzeling et Freistroff
En descendant la côte vers le Welschborn, petit arrêt à la hauteur de la future station d'épuration en nette évolution.
Station d'épuration
En faisant le tour de la station, Billy découvre un petit pont enjambant l'Anzeling. Devant nous s'étale le Breuil, vaste prairie avec traces de fenaison
d'automne.
L'Anzeling
Le Grand Bruhl
Bien que la Kreschmillen ne fasse plus partie du ban de Hestroff, Billy, pas sectaire, a quand même envie de découvrir les
lieux.Petit arrêt à la ferme aux truites déjà sur ban d'Ebersviller, face à la Eselsbrück, dernière limite administrative du ban de
Hestroff.
La ferme aux truites, sur le
ban d'Ebersviller, ouverte au public le samedi et le dimanche après-midi
Arrivé à la hauteur du pont des ânes faisant frontière entre Ebersviller, Hobling et Hestroff, Billy bifurque immédiatement
à gauche. A peine 50 mètres parcourus, voilà la Kreschmillen ou la Kresch Mühle bien visible en cette
saison.
Le Pont des ânes délimitant les bans de Hestroff,
Ebersviller et Hobling
La Kreschmillen pour les autochtones ou la Kresch
Mühle
Portes closes. Le propriétaire des lieux n'est pas là pour recevoir Billy, qui se promet de revenir tant la curiosité le tenaille et tant il est
enchanté de cette balade.
Entrée de la Kreschmillen
Pour achever l'après-midi en beauté, Billy proposa d'aller déguster un petit moelleux au chocolat à l'Ile flottante de Férange sans se poser la
question s'il allait être le bienvenu. Il eut bien raison car l'ambiance y est jeune et chaleureuse. Là aussi, Billy se jura d'y retourner.
L'Île flottante, nouvelle bonne adresse à retenir. Outside.
Nur fo se sahn dass Gau un Griis de Théater Grupp vom Madrigalchor ven Gisingen éngelaad hat én Filstroff fo am Sonndach 15ten November16H30.
Ze spillen "Der verreckte Theodor"(Der irre Theodor)
Gau un Griis a invité le groupe théâtral du Madrigalchor de Gisingen pour nous présenter leur dernière pièce à Filstroff le dimanche 15 novembre à16H30
"Der verreckte Theodor" (Théodor "déraille" )
Réservation (8,00 euros payables à l'entrée du Foyer culturel de Filstroff)
Jean-Louis KIEFFER : 00 333 87 78 48 29
Harald LEY, Sarrelouis : 00 49 68 31 25 15
Adrien ALTMAYER : 00 333 87 78 24 20
NB : Le Madrigal Chor de Gisingen s'est déjà
produit à Fistroff : 2 HEURES DE RIRE GARANTIES ! Voir sur Youtube
Nos ancêtres n'ont jamais emprunté la D55 qui nous mène à Gomelange. Pour cause, elle n'existait pas.
Existait un chemin entre Dordatz et Hochness. Ce chemin est nettement plus court que l'actuelle route et permettait plus d'échanges entre les deux communautés qu'aujourd'hui.
Ce chemin prolongeait l'actuelle Rue des Tilleuls, autrefois appelée Route d'Anzeling, vers Gomelange. Le chemin, encore bien visible sur l'actuel cadastre délimite
le ban de Hestroff jusqu'à 500 m de l'entrée du village de Gomelange.
Carte Naudin :Eschestroff - Gaumelange
En remontant ce chemin vers le bois de Dordatz, du côté de Hochness, on aboutissait au Hinckelsberg (le
mont des poussins). La route de Metz, existant depuis le 18e au moins, séparait la Geissenmillen du Hinckelsberg mais ne connaissait pas la fréquentation qu'elle connaît aujourd'hui. Le
Hinckelsberg faisait simplement référence aux poules du moulin qui traversaient la route pour rejoindre leur endroit favori.
Nous avons reçu hier un appel téléphonique de Jean-Michel BENOIT de Falck, auteur du livre Moulins et
Meuniers des Pays de la Nied (Editions Serpenoise, 1988) à propos de notre article « La Geissenmillen ou le Moulin des Chèvres » dans lequel nous avons rapporté que
ce moulin rapporta « un cens annuel de 30 francs et 52 quartes de froment à la princesse Henriette de Lorraine en 1635 ».
Nous avions donné notre source, en l’occurrence AMM B 3638 relevé par Alfred LOUIS dans son recueil de notes historiques sur Hestroff.
Or Monsieur Benoit revendique la paternité de cette recherche au sein des archives départementales de la Meurthe-et-Moselle.
Hestroff.com, soucieux de respecter ses sources, a corrigé l’article en cause car il
fautrendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.
Au cours de notre conversation instructive et sympathique, nous avons découvert que Monsieur Benoit est également un membre très actif de la CG571 ainsi que de la
SHAN qui a publié dans ses Cahiers des pays de Nied le « Cantonnement de la forêt de la Houve au XVIIIe siècle » dont il est également l’auteur.
Monsieur Benoit continue ses recherches et, semble-t-il, si nous l’avons bien compris, est sur le point d’éditer un nouveau livre avec de nombreuses références à
Hestroff, dont les Nadé et les Hesling.
Nous ouvrons l’œil, nos oreilles et ne manquerons pas de vous en aviser. Monsieur Benoit est chaleureusement invité à nous communiquer de plus amples détails sur
ses travaux présents et futurs pour le plus grand plaisir de nos lecteurs.
Premier grand rendez-vous culturel à vocation internationale, «Des Frontières et des
Hommes», est organisé par la Ville de Thionville au cours de ce mois de novembre.
Ce festival de réflexion, d’échanges et d’animations a l’ambition de décliner la thématique des frontières dans toutes ses dimensions, dans le temps et dans l’espace.
Hestroff, situé aux confins de 3 frontières linguistiques, est concerné par ce festival. Pour rappel, plusieurs natifs du village ont participé à la construction
européenne depuis les années '60, beaucoup d'enfants sont aujourd'hui en activité auprès des instances européennes, beaucoup de citoyens passent les frontières quotidiennement dans le cadre de
leurs activités professionnelles mais aussi ludiques.
Depuis le 2 novembre et durant tout le mois, se succèderont conférences, tables rondes, expositions artistiques, bistrots littéraires mais également programmations
musicale, théâtrale et cinématographique. Voyez le programme sur http://www.desfrontieresetdeshommes.eu/
Si vous êtes libres du jeudi 5 novembre au samedi 7 novembre prochains, sachez que dans le cadre du 350e anniversaire du traité des Pyrénées, un colloque
international au Musée d'Histoire de la Ville de Luxembourg se propose d'étudier l'impact du traité des Pyrénées dans les territoires qui
forment aujourd'hui la grande région SARLORLUXBEL.
N'oublions point que le destin de Hestroff, figurant parmi les tout premiers villages lorrains à avoir rejoint le giron de la France, a basculé après le traité des
Pyrénées.
Lors de l'annexion de l'Autriche en mars 1938, le gouvernement français maintint les mobilisés sous les drapeaux et rappela les réservistes de 1ère et 2e classe.
Le long de la frontière allemande des SS et des SA commençent à circuler en grand nombre tandis que du côté français, les réservistes forment des compagnies de gardes frontières. Leur mission était
de prendre la garde aux points stratégiques, aux ponts et passage à niveaux.
Les paysans continuent les travaux aux champs, les ouvriers à l'usine de part et d'autre de la frontière. Les populations autant sarroise que mosellane proches de la frontière sont inquiètes. Le
commerce est en crise. Les retraits d'argent dans les banques et caisses d'épargne deviennent importants.
Des journaux autonomistes et des mouvements d'extrême-droite commencent à afficher leur antisémitisme. Fin septembre 1938, il y a les accords de Munich signés entre l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Italie. Joseph
Staline n'est pas invité. Ces accords scelleront la mort de la Tchécoslovaquie comme Etat indépendant.
Les troupes de la Ligne Maginot sont démobilisées pour une dizaine de jours. Dans la plupart des paroisses de la Moselle, les prêtres célèbrent des messes
de remerciement pour la conservation de la paix. Des évacués volontaires reviennent chez eux. Les localités frontalières de la Sarre affichent elles aussi un nouvel optimisme.
Puisle soir du 9 novembre 1938, débute la Kristallnacht, la sinistre nuit de cristal, véritable pogrom contre les Juifs du troisième Reich. A Sarrebruck, la synagogue fut incendiée et des Juifs, à demi-vêtus forcés à traverser la ville, ayant en tête le rabbin astreint à battre le tambour (dixit
Henri Hiegel).
Il est rapporté ensuite que les Allemands travaillent jour et nuit aux fortifications, des régiments avaient pris quartier dans les casernes de Sarrebruck et Deux-Ponts. La campagne antisémite
continue en Sarre.
En face de la gravité des événements, le Conseils généraux de la Moselle, du Bas- et Haut-Rhin, de Meurthe-et-Moselle, des Ardennes, du Territoire de Belfort se réunissent sans le consentement du
gouvernement français. Au cours de cette réunion, fut notamment réclamée la levée du secret de l'organisation de l'évacuaton des civils.
Nous avons noté, depuis 48 heures, les mots-clés "recherche personne disparue à Hestroff".
Or, nous avions connaissance d'un fait divers survenu à Freistroff. Il n'est pas de notre ressort de traiter les faits divers ici, mais certaines personnes
continuant à s'inquiéter, nous nous permettons de les rassurer.
La dame de Freistroff a été retrouvée vivante bien qu'affaiblie près de Bouzonville dans une zone marécageuse. Les gendarmes vont s'efforcer de déterminer la
cause exacte de sa disparition.
A Hestroff, semble-t-il, on était effectivement à recherche d'un jeune homme qui n'était pas rentré au bercail depuis lundi dernier. Tout est rentré dans l'ordre.
Le jeune homme a tout simplement tenté quelques expériences insolites à Sarrelouis.
Début janvier 1939 une certaine panique s'empare de la zone rouge. Le Républicain Lorrain et le Metzer Freies
Journal n'ont-ils pas répercuté les rumeurs d'Outre-Atlantique comme quoi la guerre serait inévitable et qu'elle se déclencherait au printemps ?
Alors que les autorités locales rassurent les populations concernées, les troupes françaises réoccupent la Ligne Maginot.
Le 15 mars 1939, Hitler occupe la Tchécoslovaquie. Le 8 avril suivant, c'est Mussolini qui occupe à son tour l'Albanie.
La presse est à nouveau en alerte.
Dans toutes les villes et garnisons, la fête nationale, le 14 juillet 1939, a lieu avec un grand déploiement militaire. La Ligne Maginot ne met-elle pas la Moselle à l'abri de l'invasion ?
Récession économique et augmentation du chômage entretiennent cependant l'anxiété des habitants de la zone située entre la frontière et la Ligne Maginot. Les cantonnements de troupes, les convois
militaires, l'incertitude du sort qui leur était réservé créent un climat d'angoisse.
Les maires, suite à plusieurs circulaires préfectorales, sont invités à dresser l'effectif des personnes à évacuer, des moyens de transport, etc. Des fiches d'identité seraient distribuées aux
évacués et la préfecture donnerait des ordres de réquisition.
A Hestroff, rien ne filtre de la mairie, sauf que le maire en activité a dû faire des confidences sur l'oreiller d’où chuchotement mais aussi incrédulité.
Tout près de chez nous, mais pas au même rythme, sont concernés les villages suivants :
"... je t'ai fait réponse sur hestroff.com concernant René Antoine (au sujet de son épouse décédée), pour signaler que "la République reconnaissante l'avait
honoré", mais je ne t'ai pas vue y répondre.
Je voulais signaler par là que c'est lui qui avait fait échapper François Mitterrand des stalags allemands à Bolchen..., puisque Boulay était à ce moment-là allemand !
C'était une affaire rocambolesque et finalement glorieuse à l'échelle de nos villages, une affaire qui ne réinvente pas les épopées hollywoodiennes, mais qui sans effets spéciaux, n'en est que
plus extraordinairement humaine, puisque, selon l'adage, la réalité dépasse la fiction !
J'ai vu un jour notre compatriote hestroffois René Antoine à la télévision, dans une émission consacré à l'ex-Président peu après le décès de celui-ci, et j'ai appris là l'histoire qui les a liés,
histoire dont je n'avais jamais rien entendu au village !"
Jean-Luc DODELLER
Cher Jean-Luc,
Ta collaboration à hestroff.com nous est infiniment précieuse. C'est pourquoi nous reproduisons ici un de tes reproches certainement justifié. Sur les 576 articles publiés à ce jour,
pourrais-tu, stp, nous citer le titre de l'article sous lequel tu as laissé tes commentaires faisant référence à feu Monsieur Antoine ?
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