Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 15:41
J'étais à Hestroff quand on recherchait Mme Antoine.... avec la gendarmerie qui passait et repassait dans le village pendant plusieurs jours. On percevait une certaine tension, dans l'attente d'un probable destin funeste. Je pensais que son corps avait été retrouvé dans la "Mollebach" en aval de la Warschmuhle....
Comme elle, son défunt mari avait été certainement un homme très discret, puisqu'on ne l'avait jamais entendu parler de ce qui lui a pourtant valu de passer plusieurs fois à la télévision...et d'être honoré par la république reconnaissante !

Jean-Luc DODELLER, oct 2009


En effet, dans ce commentaire posté en date du 19 octobre dernier, est évoqué Monsieur ANTOINE.

Nous n'étions pas du tout au courant. Nostra culpa. Sauf qu'un jour, lors d'une rencontre des anciens de la commune, nous avons entendu René Antoine déclarer que notre ancien président était un homme ingrat, sans égard pour ceux qui lui avaient sauvé la vie... Nous ignorions bien entendu que c'était de lui qu'il parlait.

Cher Jean-Luc, pourrais-tu nous en raconter davantage ? François Mitterand aurait-il transité par le Ban Saint-Jean ?





Par solnade - Publié dans : Les Gens de Chez Nous
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 08:29

Dans le cadre de la signature du traité des Pyrénées signé il y a 350 ans le 7 novembre 1659, Jean BOUCON, pour le Républicain lorrain, vous a proposé plusieurs itinéraires évoquant le contexte de ce traité.

Aujourd'hui, Jean Boucon achève cette randonnée dans le temps avec le traité de Vincennes à l'issue duquel la France annexa Sierck dont dépendait Hestroff.


Les articles de Jean Boucon sont accessibles aux non abonnés. Alors n'hésitez pas à vous connecter au Républicain Lorrain.


Le traité des Pyrénées 

Damvillers devient française

Montmédy assiégé

La paix sans le duc de Lorraine

Sur la route d'Allemagne

 

île des Faisans située sur le fleuve Bidassoa près d'Hendaye


NB : L'Ile des Faisans est un condominium à l'instar, près de chez nous, du pont Perl-Schengen

 

Par solnade - Publié dans : histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 10:05
Ce samedi 7 novembre, en mairie de Hestroff, ont été uni par les liens du mariage

Vincent BECK et Christiane VITU

Nos meilleurs vœux de bonheur.


Vincent est un descendant d'une famille avérée la plus ancienne de Hestroff.


Photo du mariage parue dans le Républicain Lorrain, édition St Avold du 21 novembre 2009







Par solnade - Publié dans : Hestroff aujourd'hui
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 00:00
Les préludes de la guerre de 1939-1940 - La zone rouge

Dès février 1939 des exercices de défense passive sont organisés dans certains établissements scolaires. Ne pas avoir de masques à gaz devenait un grande préoccupation. Mais le plus grand souci des autorités fut quand même l'organisation de l'évacuation de leurs administrés.

Si les maires devaient dresser l'effectif des personnes, des voitures, du bétail, ils eurent aussi des consignes pour mettre leurs archives et les registres cadastraux à l'abri. Qu'en était-il à Hestroff ? Nous le saurons peut-être dans 5 ans quand nous aurons l'accès à ces archives...

Dans la circulaire préfectorale du 19 avril 1939 prévoyant le dépôt des inventaires des biens mobiliers, les maires mosellans prirent également connaissance que leurs administrés seront évacués vers les Charentes et la Vienne. Moselle-est partait pour la Charente, Boulay, Bouzonville et Sierck pour la Vienne. Les maires se préoccupèrent naturellement de connaître les noms des localités d'accueil encore secret d'Etat. C'est ainsi que le 1er juin, ils furent invités par le préfet de passer par son administration s'ils désiraient entrer en contact avec les maires concernés.

Dans les localités de la zone rouge, la préfecture distribua des formulaires pour l'inscription des meubles, des immeubles, du cheptel, des semailles. A Hestroff, personne ne se rappelle de pareille initiative.

En avril-mai 1939, les préfets de la Charente et de la Vienne avaient reçu l'ordre de préparer l'hébergement des évacués mosellans. Le recensement des locaux traîna en longueur. Ce ne fut qu'après le 21 août que des services d'accueil furent créés dans les communes de ces 2 départements.

Le 25 août les permissions militaires sont supprimés et les permissionnaires sont rappelés. Les réservistes sont appelés sous les drapeaux. Les gardes frontaliers prennent position le long de la frontière. Ils ne disposent pas de téléphones de campagne. Les familles des officiers et sous-officiers de la Ligne Maginot sont évacuées.

Théoriquement depuis le 25 août à 15h30, selon Henri Hiegel, les ouvrages de la Ligne Maginot comprenaient leurs effectifs de guerre. Cela n'était pas tout à fait le cas du fort de  Bousse de Hestroff,  car les sous-officiers réservistes de Hestroff avaient rejoint le village de Bousse près de Thionville...

Les gars du fort de Bousse - Collection Jérôme JACOB


Fin août, "Bockange" commence à s'installer dans le haut du village tandis que la cavalerie s'installe dans le bas.

Premier jour de septembre, les paysans de la zone sont toujours occupés à rentrer les récoltes. On continue les travaux champêtres de chaque côté de la frontière.

A Hestroff,
Camille HACKSPILL et son frère Louis sont  occupés à drèschen quand la Gény, soit Eugénie FRISCH, mère du Beppy, maire de Hestroff, s'adressa aux deux pour leur dire : "Hallen doch aan, de Joseph hat maa gesaat ma moussen fott guéen" (Arrêtez-tout, mon fils vient de me dire qu'il fallait partir).

En effet, le soir venu, le garde-champêtre, Emile BASSOMPIERRE, mét da klégel, vint annoncer à la population que le lendemain matin avant l'aube tout le monde devait être prêt à se mettre en route...




Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 06:15
Dépôt de gerbe au monument aux Morts
en hommage aux victimes des guerres de 1914/1918 et 1939/1945

mardi 10 novembre, à 19 h 15



Charles MAUJARD
31 décembre 1914
Joseph PICK
22 janvier 1915
Pierre KIFFER
24 mars 1915
Eugène CAUDY
8 juillet 1915
Ernest FRIDRICI
3 septembre 1915
Alphonse FRIDRICI
26 octobre 1915
Ernest CAUDY
16 novembre 1915
Hippolyte SCHMIDT
4 juillet 1916






 
François DEPENWEILER
 10 juillet 1917
Jean SCHMIDT
 3 août 1917
Alphonse SANDONA
 9 août 1917
Jean GEANT
 26 mai 1918
Théophile FRIDRICI
3 octobre 1918
Hippolite CAUDY
 25 octobre 1918
Jean BOTTER
 1er novembre 1918
François FREY
4 novembre 1918
Pierre GEANT
26 mars 1918
                                                                                                   




Alfred GEANT
12 décembre 1921

Joseph DIVO
12 avril 1924

Alphonse DEPENWEILER
23 octobre 1943

Henri JUNGMANN
8 octobre 1944

Henri de BONI
22 octobre 1944

Léon SINS
9 mars 1945

Ernest FRIDRICI
disparu

Nicolas SCHMITT
12 février 1940






Par solnade - Publié dans : Hestroff aujourd'hui
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 00:00
Hier, grande commémoration à Berlin de la chute du mur le 9 novembre 1989. Comme la majorité de vous tous, nous avons suivi les événements sur notre petit écran non sans une petite nostalgie. Aujourd'hui, plus de 20 ans après, certaines images fortes s'imposent encore à notre esprit ...

C'était en octobre 1987. Les énergies renouvelables - depuis  revenues sous les feux de la rampe  - tenaient un symposium à Berlin, au Centre International des Congrès, véritable plaque tournante entre l'Est et l'Ouest.

Octobre 1987, premier vol direct
  Bruxelles-Berlin avec une compagnie aérienne US. Déjà une révolution en soi. Plus besoin de faire escale à Franckfort.

Le congrès commençait le lundi mais le staff s'était mis en place dès le vendredi précédent.

La découverte de Berlin fut assez sommaire par manque de temps. Mais nous avons tenu à poser devant le mur... au Branderburger Tor.


La porte de Branderbourg est située à l'est de Berlin et termine l'avenue Unter den Linden (sous les tilleuls).
Le quadrige de Johann Gottfried Schadow fait dos à Berlin-Ouest




Une longue et large allée, appelée 17. Juni,  traversant un grand parc nous y mena. D'un côté, le Sowjetisches Ehrenmal Tiergarten protégé par des soldats russes en faction. Fallait pas trop s'approcher de la clôture en fer forgé sous peine de voir se pointer les kalachnikovs et d'exciter les chiens de garde. Ce jour-là, à la Porte de Brandebourg, la lumière était en berne et il n'y avait pas un chat, sauf une autre touriste qu'on peut voir en arrière-plan sur la photo ci-dessus.

Kurfürsterdam, Gedank Kirche, Europa Center et Charlottenburg furent ensuite nos objectifs.
Le week-end fut trop court pour se rendre au Checkpoint Charlie et Potsdamer Platz

Nous avons tout de même trouvé un peu de temps pour nous rendre au Berliner Kabarett-Theater.  De quoi s'éclater
tant le dialecte berlinois est proche du francique mosellan...

Par solnade - Publié dans : Hestroff autrefois
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 11:21
Par solnade - Publié dans : Balades
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 11:36

Extrait d'un recueil de lettres envoyées par Louis HACKSPILL, colonel en retraite,

à son fils Louis HACKSPILL, capitaine

 


Versailles, mardi 6 avril 1915

 

 

Mon cher fils,

 

Nous voici au 6 avril et c’est seulement ce matin que nous avons reçu ta lettre du 1er et les photographies qu’elle contenait. La poste, paraît-il, est partout en retard. On dit que c’est à cause des grands mouvements de troupes qui se font actuellement. On renforce partout les effectifs et un convoi de nouvelles batteries lourdes sur le front. Une batterie superbe de grands canons de 100 est partie de Satory, hier matin. Une seconde batterie toute prête attend un ordre pour la suivre. Les canons ont 7 mètres de long et à 15 km une certaine justesse puisque l’on peut loger le projectile dans un carré de 2 mètres de côté. Un nombreux détachement du génie est parti ce matin pour être réparti sur tout le front et faire la guerre de siège à laquelle nous sommes condamnés.

 

Je suis content de te voir un bon cheval bien harnaché, mais n’hésite pas à demander changer le tien s’il ne fait pas ton affaire. Tu peux toujours prétexter de ta grande taille qui exige un cheval grand et solide. Si tu m’envoies la photographie de ta monture, fais harnacher la bête avant de faire son portrait pour que je voie qu’elle a bon aspect sous les armes.

 

J’attendais tes molletières aujourd’hui mais je ne vois rien paraître. Je vais finir par me fâcher avec le bottier et l’envoyer promener. J’aurais dû aller de suite chez Ducousiel ; cela m’aurait coûté 20 francs de plus, mais j’aurais eu une superbe marchandise et on ne m’aurait pas fait attendre aussi longtemps. Je pense que la Belle Jardinière nous donnera plus de satisfaction.

 

Ne manque pas de m’accuser réception de ta capote, qui a dû partir de Paris le vendredi 2. Les photos que tu m’as envoyées sont intéressantes et suffisamment claires. Celle du cuisinier avec son bonnet est très belle. Si j’étais officier au 348e, je voudrais vivre à la popote de la 18e . Le changement de ton brigadier ne m’étonne nullement. Il y a en ce moment un grand chambardage dans le haut commandement. Millerand ne veut plus de Généraux du cadre de réserve. Il garde ceux qui ont fait la campagne depuis le début et qui ont montré des capacités physiques et techniques incontestables, mais il sabre tous les autres. Beaucoup de brigades vont être commandées par des Colonels et des régiments par des Lieutenants-colonels. C’est un rajeunissement presque complet. On cherche partout des officiers supérieurs qui ont fait leurs preuves et on n’hésite pas à leur donner un commandement supérieur à celui de leur grade pour les nommer dès qu’ils ont le temps voulu pour le faire.

 

Nous avons eu à Versailles, un beau temps dans les premiers jours du mois, mais il s’est gâté à Pâques, il y a eu trois jours très froids ; maintenant c’est la pluie avec température de 8 à 10°. J’aime mieux cela et ma gorge s’en trouve mieux. A la maison, rien de nouveau. Dans le jardin les bourgeons et les fleurs commencent à se manifester ; je crois qu’il y aura encore beaucoup de fruits cette année ; tâche de venir en manger !

 

On regarde toujours vers Stamboul ; cela a l’air de vouloir marcher, mais là encore le public ne se rend pas compte des difficultés et des résistances ; il s’impatiente. Il faudrait que tous ces bons bourgeois, tacticiens et stratèges en chambre, fussent contraints de passer une quinzaine dans les tranchées et y faire quelques sorties ; cela modèrerait un peu leurs critiques. Tu me dis que tu es revenu chez Madame Decroug, par conséquent chez Mr Verdavaine ; mais où sont tes hommes, tes chevaux, ton matériel ?

 

Compliments et bons souhaits de la famille. Ton père affectueusement.

L. Hackspill

PS :     N’y-a-t-il pas à R. un bon photographe qui puisse faire ton portrait, quand tu auras tous tes effets réglementaires ?

Par solnade
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 14:09
Edouard Daladier, président du Conseil et ministre de la Guerre, dans une émission radiophonique appelle à la mobilisation générale au cours de l'après-midi du 1er septembre 1939. La mobilisation doit être effective quelques heures après, c-à-d le 2 septembre à 0:00 h.

Cet ordre de mobilisation entraîna immédiatement l'évacuation de la zone dite rouge située entre la frontière allemande et la Ligne Maginot.

On ferme les frontières. Des dispositifs de destruction sont mis en place sur les routes. On enlève les rails dans les gares faisant frontière : Apach, Hargarten-aux-Mines où il y eut quand même quelques couacs comme des wagons oubliés.

Le 2 septembre, Metz et Thionville sont déclarées villes fortifiées. Personne ne peut entrer ou sortir sans autorisation. Les habitants font provision. Certains préfèrent quitter les deux villes pour aller rejoindre familles ou amis vers l'intérieur de la France.

Pourtant le 1er septembre 1939, quand Hitler envahit la Pologne, Mosellans et Sarrois sont encore nombreux à espérer la paix.

Alors que nos villages situés dans la zone rouge sont évacués, de l'autre côté en Sarre les hôpitaux l'avaient déjà été deux jours plus tôt, le 30 août. Le 31 août ordre fut donné de poser des mines à la frontière. Le 1er septembre on évacue en Sarre les femmes et les enfants de moins de 15 ans. L'armée et le parti national-socialiste encadrent les frontaliers qui refluent vers l'intérieur. L'évacuation continue le 2 et le 3 septembre. Le 4 elle est rendue obligatoire. Les communications ferroviaires sont interrompues vers la France le 2. La frontière est fermée le 3. Les soldats remplacent les douaniers et les gardes frontaliers. Le 3 est donné l'ordre de faire sauter les ponts en cas d'attaque française. Les relations postales avec la France sont interrompues.


A Hestroff, le 2 septembre au petit matin, tout le monde est parti. Reste au village "Bockange" pressé de s'installer. Les soldats, aux dires de nos parents, avaient été arrogants la veille. Alors qu'ils préparaient leurs maigres bagages, ils se sont sentis épiés et violés dans leur intimité.
Les soldats s'étaient déjà appropriés les lieux et ne leur lâchaient plus les baskets.

Aujourd'hui, dans votre confort, dans quel désarroi seriez-vous si un soldat faisait irruption chez vous, s'y installerait en y choisissant la pièce la plus agréable, en mettant les pieds sur la table  tout en vous pressant de dégager de façon peu amène ?














Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 18:15
Pour tous ceux qui s’intéressent de près à l’évacuation des Mosellans en septembre 1939 et en mai 1940, nous ne pouvons que leur suggérer de faire l’acquisition de l’excellent ouvrage de Henri HIEGEL : Ils disent  "Drôle de guerre" ceux qui n’y étaient pas… ».

Synthèse de tous les documents publiés à ce jour ; Réhabilitations des combattants ; recherche des responsabilités ; nouvelle analyse ; nombreuses photos et cartes. Editions Pierron.
N° ISBN 2-7085-0019-8 - année 1983.

Henri Hiegel vous y donnera la liste entière des villages mosellans évacués ainsi que les villages d’accueil dans les Charentes et en Vienne.

Pour ce qui nous regarde, nous nous contenterons d'examiner ce qui s’est réellement passé près de chez nous...
Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Partager

Recherche

Album photos

Voir tous les albums

Derniers Commentaires

Images Aléatoires

  • Bambi 17juin2011 245
  • Schengen sep2011 DSC02698
  • Marange-030-vignes.jpg
  • Freistroff 23mai2010 826
  • Pâques 2011 1395 Tromborn

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés