Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 11:21
Par solnade - Publié dans : Balades
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 11:36

Extrait d'un recueil de lettres envoyées par Louis HACKSPILL, colonel en retraite,

à son fils Louis HACKSPILL, capitaine

 


Versailles, mardi 6 avril 1915

 

 

Mon cher fils,

 

Nous voici au 6 avril et c’est seulement ce matin que nous avons reçu ta lettre du 1er et les photographies qu’elle contenait. La poste, paraît-il, est partout en retard. On dit que c’est à cause des grands mouvements de troupes qui se font actuellement. On renforce partout les effectifs et un convoi de nouvelles batteries lourdes sur le front. Une batterie superbe de grands canons de 100 est partie de Satory, hier matin. Une seconde batterie toute prête attend un ordre pour la suivre. Les canons ont 7 mètres de long et à 15 km une certaine justesse puisque l’on peut loger le projectile dans un carré de 2 mètres de côté. Un nombreux détachement du génie est parti ce matin pour être réparti sur tout le front et faire la guerre de siège à laquelle nous sommes condamnés.

 

Je suis content de te voir un bon cheval bien harnaché, mais n’hésite pas à demander changer le tien s’il ne fait pas ton affaire. Tu peux toujours prétexter de ta grande taille qui exige un cheval grand et solide. Si tu m’envoies la photographie de ta monture, fais harnacher la bête avant de faire son portrait pour que je voie qu’elle a bon aspect sous les armes.

 

J’attendais tes molletières aujourd’hui mais je ne vois rien paraître. Je vais finir par me fâcher avec le bottier et l’envoyer promener. J’aurais dû aller de suite chez Ducousiel ; cela m’aurait coûté 20 francs de plus, mais j’aurais eu une superbe marchandise et on ne m’aurait pas fait attendre aussi longtemps. Je pense que la Belle Jardinière nous donnera plus de satisfaction.

 

Ne manque pas de m’accuser réception de ta capote, qui a dû partir de Paris le vendredi 2. Les photos que tu m’as envoyées sont intéressantes et suffisamment claires. Celle du cuisinier avec son bonnet est très belle. Si j’étais officier au 348e, je voudrais vivre à la popote de la 18e . Le changement de ton brigadier ne m’étonne nullement. Il y a en ce moment un grand chambardage dans le haut commandement. Millerand ne veut plus de Généraux du cadre de réserve. Il garde ceux qui ont fait la campagne depuis le début et qui ont montré des capacités physiques et techniques incontestables, mais il sabre tous les autres. Beaucoup de brigades vont être commandées par des Colonels et des régiments par des Lieutenants-colonels. C’est un rajeunissement presque complet. On cherche partout des officiers supérieurs qui ont fait leurs preuves et on n’hésite pas à leur donner un commandement supérieur à celui de leur grade pour les nommer dès qu’ils ont le temps voulu pour le faire.

 

Nous avons eu à Versailles, un beau temps dans les premiers jours du mois, mais il s’est gâté à Pâques, il y a eu trois jours très froids ; maintenant c’est la pluie avec température de 8 à 10°. J’aime mieux cela et ma gorge s’en trouve mieux. A la maison, rien de nouveau. Dans le jardin les bourgeons et les fleurs commencent à se manifester ; je crois qu’il y aura encore beaucoup de fruits cette année ; tâche de venir en manger !

 

On regarde toujours vers Stamboul ; cela a l’air de vouloir marcher, mais là encore le public ne se rend pas compte des difficultés et des résistances ; il s’impatiente. Il faudrait que tous ces bons bourgeois, tacticiens et stratèges en chambre, fussent contraints de passer une quinzaine dans les tranchées et y faire quelques sorties ; cela modèrerait un peu leurs critiques. Tu me dis que tu es revenu chez Madame Decroug, par conséquent chez Mr Verdavaine ; mais où sont tes hommes, tes chevaux, ton matériel ?

 

Compliments et bons souhaits de la famille. Ton père affectueusement.

L. Hackspill

PS :     N’y-a-t-il pas à R. un bon photographe qui puisse faire ton portrait, quand tu auras tous tes effets réglementaires ?

Par solnade
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 14:09
Edouard Daladier, président du Conseil et ministre de la Guerre, dans une émission radiophonique appelle à la mobilisation générale au cours de l'après-midi du 1er septembre 1939. La mobilisation doit être effective quelques heures après, c-à-d le 2 septembre à 0:00 h.

Cet ordre de mobilisation entraîna immédiatement l'évacuation de la zone dite rouge située entre la frontière allemande et la Ligne Maginot.

On ferme les frontières. Des dispositifs de destruction sont mis en place sur les routes. On enlève les rails dans les gares faisant frontière : Apach, Hargarten-aux-Mines où il y eut quand même quelques couacs comme des wagons oubliés.

Le 2 septembre, Metz et Thionville sont déclarées villes fortifiées. Personne ne peut entrer ou sortir sans autorisation. Les habitants font provision. Certains préfèrent quitter les deux villes pour aller rejoindre familles ou amis vers l'intérieur de la France.

Pourtant le 1er septembre 1939, quand Hitler envahit la Pologne, Mosellans et Sarrois sont encore nombreux à espérer la paix.

Alors que nos villages situés dans la zone rouge sont évacués, de l'autre côté en Sarre les hôpitaux l'avaient déjà été deux jours plus tôt, le 30 août. Le 31 août ordre fut donné de poser des mines à la frontière. Le 1er septembre on évacue en Sarre les femmes et les enfants de moins de 15 ans. L'armée et le parti national-socialiste encadrent les frontaliers qui refluent vers l'intérieur. L'évacuation continue le 2 et le 3 septembre. Le 4 elle est rendue obligatoire. Les communications ferroviaires sont interrompues vers la France le 2. La frontière est fermée le 3. Les soldats remplacent les douaniers et les gardes frontaliers. Le 3 est donné l'ordre de faire sauter les ponts en cas d'attaque française. Les relations postales avec la France sont interrompues.


A Hestroff, le 2 septembre au petit matin, tout le monde est parti. Reste au village "Bockange" pressé de s'installer. Les soldats, aux dires de nos parents, avaient été arrogants la veille. Alors qu'ils préparaient leurs maigres bagages, ils se sont sentis épiés et violés dans leur intimité.
Les soldats s'étaient déjà appropriés les lieux et ne leur lâchaient plus les baskets.

Aujourd'hui, dans votre confort, dans quel désarroi seriez-vous si un soldat faisait irruption chez vous, s'y installerait en y choisissant la pièce la plus agréable, en mettant les pieds sur la table  tout en vous pressant de dégager de façon peu amène ?














Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 18:15
Pour tous ceux qui s’intéressent de près à l’évacuation des Mosellans en septembre 1939 et en mai 1940, nous ne pouvons que leur suggérer de faire l’acquisition de l’excellent ouvrage de Henri HIEGEL : Ils disent  "Drôle de guerre" ceux qui n’y étaient pas… ».

Synthèse de tous les documents publiés à ce jour ; Réhabilitations des combattants ; recherche des responsabilités ; nouvelle analyse ; nombreuses photos et cartes. Editions Pierron.
N° ISBN 2-7085-0019-8 - année 1983.

Henri Hiegel vous y donnera la liste entière des villages mosellans évacués ainsi que les villages d’accueil dans les Charentes et en Vienne.

Pour ce qui nous regarde, nous nous contenterons d'examiner ce qui s’est réellement passé près de chez nous...
Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /2009 04:43

Le conseil de fabrique de Hestroff doit régulièrement faire face à des dépenses d’entretien de son église.


L'église de Hestroff, janvier 2003


Aussi organise-il son traditionnel repas, toujours choucroute (bonne et copieuse) le dimanche 15 novembre à partir de 12h00.


20 euros par adulte et 8 par enfant.

 

Les inscriptions sont reçues jusqu'au samedi 7 novembre soit auprès du président du conseil Michel KINS, soit auprès des membres Martine BAUER, Françoise CLEMENG, André GUERBERT, Josette JUNGMANN.

 

Bien entendu, le conseil de fabrique compte sur les anciens paroissiens mais aussi sur les nouveaux pour le soutenir dans cette tâche. Aussi soyez nombreux à vous manifester !

 

 

 

 

NB : Le Conseil de fabrique de Hestroff dans le bulletin des lois de 1828 :


N° 11784 : Ordonnance du Roi qui autorise l'acceptation d'une somme de 400 francs donnée à la fabrique de l'église de Hestroff (Moselle) par le sieur CAUDY et les sieur et dame REINERT, sous conditions de services religieux. (Saint-Cloud, 23 juillet 1828).



 




Par solnade - Publié dans : Hestroff aujourd'hui
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /2009 09:00

Véronique et Denis, amoureux du musette, viennent de sortir leur premier album.

Nous avons connu et apprécié Denis et Véronique GULDNER, les Poulbots du Musette, lors de la dernière édition de la Fête de la Bière à Hestroff.


Ce n'était pas leur premier passage. Voir leur revue de presse.


Or dans les pages du Républicain Lorrain, aujourd'hui, nous pouvons lire que les Poulbots ont sélectionné 15 chansons populaires de la belle époque pour graver leur premier CD.


Hélas il n'est pas encore disponible en ligne. Faudra faire un petit tour à Creutzwald, leur ville d'origine, pour le trouver au studio photo Alain Tourscher et au restaurant La Schmuggelbud situé sur la frontière côté allemand et qui agacerait royalement les buralistes et les gabelous côté mosellan...



Par solnade - Publié dans : Près de chez nous
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 22:22
Mini album en ligne du dernier repas organisé par le Conseil de fabrique au profit de l'église de Hestroff.

Pas de fausses notes et un franc succès qui, nous l'espérons, renfloueront les caisses de l'église.

Petites innovations par rapport aux repas précédents : une tombola et la vente de photos illustrant l'église du village telle qu'elle se présentait encore peu après guerre.


Marie-Thérèse LOSSON-SCHMIDT avait, au cours de sa vie de très jeune fille, croqué la silhouette de notre église dans les années '50. Notre ancien clocher à bulbe a certainement permis d'arrondir rondement les bénéfices attendus de telle initiative.


Nous avons cru naïvement que son tableau était le gros lot de la tombola. Aussi n'avons-nous pas hésité à miser un max... Que nenni... ! Mais tout le monde a été gagnant et c'est les bras chargés de brol en tout genre que nous avons quitté les lieux car nous avions un autre rendez-vous de saison à Filstroff...

Par solnade - Publié dans : Hestroff aujourd'hui
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 09:56
Gau un Griis a réinvité dans son fief le Madrigalchor de Gisingen.

Salle comble et fou rire à Filstroff lors de la présentation de la dernière pièce
de cet excellent groupe théâtral :

"Der verreckte Theodor"
           ou quand Théodore déraille...


Ci-dessous quelques clips. Ce ne sont pas les meilleures scènes mais un petit aperçu de ce qui vous attend si vous décidez d'aller applaudir ces acteurs amateurs hors pair.



Présentation des acteurs de la troupe théâtrale Madrigalchor de Gisingen en Sarre

Quand Theodor joue à Doctor Frankenstein


Arrivée de Lola du Club Chéries situé sur la frontière Sarre-Moselle

Pour calmer les esprits... Théodore avoue avoir joué le fou pour couvrir son fils ...
Par solnade - Publié dans : Près de chez nous
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 00:00

18 novembre 1944, un jour triste et gris. Le ciel est très bas et le village engourdi. Les troupes allemandes s’étaient repliées sur Gomelange. Ils n’avaient laissé que trois des leurs en faction en face de la maison Jauchen, à quelques pas de l’église. Autour d'un grand ploch, ils jouaient aux cartes pour tromper leur ennui. Ils semblaient être en attente d'on ne sait quoi...

 

Marie-Louise HUMBERT, pas encore 23 ans, maman d’un bambin de 14 mois, sans nouvelles depuis le 2 octobre de son Paulé à Berlin, décide d’aller glaner des pommes qui auraient pu être oubliées ça et là. II est à peu près 3 heures de l'après-midi. Ses parents sont là pour surveiller la sieste de son bébé. Aussi se met-elle en route.


Les temps sont durs. Comme partout ailleurs, il y a peu à manger au n° 92  ém’Harainville. Une petite compote viendrait à point pour son bébé.

 

En remontant le Borrenberg entre la Altschool et le Borren, en face de la Philomène's Anna, à part les trois soldats allemands, elle ne rencontre pas un chat. Elle prend la direction d'Ebersviller jusqu'à la croix du Strochen bordant le sentier menant vers les vergers du Lammert.


Après une bonne heure de vaines recherches, le panier désespérément vide, elle décide de retourner sur ses pas pour traverser la route et aller chercher du côté des Klèèn Hesseln via les Dreiféissian. Là, peut-être, trouvera-t-elle quelques noix ou des nèfles ?

 

Route d'Ebersviller. En face Dreifüssen et Klein Hesseln. C'est ici que MLH vit les premiers GI's


En revenant sur ses pas, à 50 mètres de la route d’Ebersviller, elle voit brutalement des silhouettes casquées avancer en file le dos vouté et le fusil en avant… Elle en reste pétrifiée. En un instant sa vue se brouille. Tout se bouscule dans sa tête. N’avait-on pas chuchoté depuis quelques jours que les soldats américains n’étaient plus très loin ? Que c’était pour cette raison que les Allemands s’étaient repliés derrière la colline de Gomelange ?

 

Marie-Louise, toujours tétanisée, la peur au ventre mais la joie au coeur, ne sait que faire. A travers les arbres déjà bien dégarnis, elle voit les soldats s’engouffrer dans les premières maisons, chez les Botter, les Hackspill…

 

Entrée du village. Maisons Botter et Hackspill

 

Après 10 minutes, 1 demi-heure ou davantage, elle ne le sait plus, c'est le défilement d'un long cortège de jeeps et de camions. Le cœur en chamade, le panier toujours vide, elle pense à ses vieux parents et son bébé seuls à la maison. Il faut rentrer coûte que coûte. Les jambes en coton, elle s’avance lentement en prenant soin de ne pas faire de gestes brusques. Ne sait-on jamais... on pourrait lui tirer dessus...


La Floss Les soldats avaient investi toutes les maisons jusque chez les Caudy. Devant la Floss, une énorme batterie type DCA était déjà pointée vers la colline de Gomelange.

 

Où aller ? A droite, à gauche ? Ses beaux-parents, le Paté Chaadel et la Oma Céline habitent au n° 13 face à la fontaine ronde toute proche.

 

Alors, elle presse le pas tout en détournant les yeux de ces visages bariolés et pas vraiment amicaux. Elle n'a plus qu'une hâte. Annoncer la bonne nouvelle à ses beaux-parents.

 

Elle pousse leur porte : Paté Chaadel ! Kom schnèl ! De Amérikanan sén doo !

 


 

Le Ronten Borren à la fin du 19e

 

 

 

Par solnade - Publié dans : Libération de Hestroff
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 20:21
H1N1 : centres de vaccination

Les centres de vaccination antigrippale H1N1 sont ouverts aux lieux et horaires suivants :

Metz : palais des sports, boulevard Saint-Symphorien : les mercredis et samedis de 12 h à 20 h.
Boulay : complexe Wendling, route de Bouzonville : les mercredis et samedis de 12 h à 20 h.
Brehain : salle communale, 36, rue Principale : les mercredis et samedis de 12 h à 16 h.
Forbach : gymnase Bellevue, avenue du Général-Patch : les mercredis et samedis de 12 h à 20 h.
Saint-Avold : complexe sportif de Brack, zone commerciale de Brack : les mercredis et samedis de 12 h à 20 h.
Sarrebourg : salle de la fanfare, rue du maire Emile-Stock : les mercredis et samedis de 12 h à 20 h.
Sarreguemines : ancien hôpital du Parc, 1, rue de l’Hôpital : les mercredis et samedis de 12 h à 20 h.
Thionville : salle Jean-Burger, boulevard du XXe corps : les mercredis et samedis de 12 h à 20 h.
Hayange : salle Cosec de Marspich, rue du 6 juin 1944 : les mercredis et samedis de 12 h à 20 h. 


La préfecture rappelle que pour toute information sur les centres de vaccination, il est conseillé d’appeler la plateforme, tél. : 0 825 302 302 (n° indigo) ou de consulter le site internet : www.vaccination-h1n1.moselle.pref.gouv.fr

 

Publié par le Républicain lorrain le 18/11/2009




Chaque patient devrait recevoir un courrier. Ceux qui ne sont pas référencés, comme les ressortissants étrangers, peuvent aller directement dans les centres.


Par solnade - Publié dans : Hestroff aujourd'hui
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