Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 23:15
Petite ville néerlandaise située près de la frontière belge, Sluis, du nom néerlandais signifiant l'Ecluse, était avec Damme un avant-port de Bruges au 14e siècle. Elle se trouvait alors à l'embouchure du Zwin, aujourd'hui ensablée.

Sluis a connu un engouement sans précédent avant les années 1970 pour ses sex-shops. Le premier d'entre eux, le plus célèbre, s'appelait "Metz"... S'il en subsiste encore quelques-uns, les près de 6 mio de touristes Belges et Français s'aventurant à Sluis s'y rendent davantage pour un rapport qualité/prix défiant toute concurrence en matière de produits de la mer, certes, mais aussi de produits pour le corps et la santé.

Nous même, nous nous y rendons une fois l'an pour faire provision de shampoings, bain mousse et produits de grande marque, uniquement accessibles aux professionnels, dont nos enfants raffolent (et nous itou).

Sluis 4mar2010 74Sluis, le canal Napoléon - 4 mars 2010 -

Outre l' essor écomique surprenant de cette petite ville qui, il y a 40 ans n'avait qu'un sex-shop à offrir aux gens de passage, et qui depuis, au fil des ans, a fait place aux marchands du temple et s'est transformé en temple de la gastronomie, Sluis a une grande histoire trop souvent ignorée par les touristes.
Un seul petit article serait insuffisant pour vous la raconter...

Sluis fortifications
Fortifications en étoile à 7 branches de la ville de Sluis vues par satellite. Elles ressemblent étrangement à nos fortifications Vauban...

Avant de quitter Sluis, petit détour par le Kaai, où nous avons pris l'habitude de faire nos derniers achats au Vishandel (poissonnerie) Fieret, véritable institution où un grand comptoir, proposant thon rouge, soles, harengs, langoustines, homards, crevettes à des prix démocratiques, cotoie des produits d'épicerie et des fleurs en vrac, voire même de petits meubles exotiques. Nous en avons ramené du cabillaud à 2,95 eur/kg, des solettes et des croquettes aux crevettes grises très prisées tant en Flandre qu'à Bruxelles, une superbe héllébore et une barquette d'une douzaine de pensées pour 2,99 euros...

Sluis 4mar2010 72Sluis, Patrizia sur le Kaai - 4 mars 2010 -











Par solnade - Publié dans : histoire
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 10:35

Généalogie Diding Guiching par Solange Carpentier

Par solnade - Publié dans : Hestroff et son chemin des croix
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 21:24

Le syndicat d'initiative de Courcelles-Chaussy vous invite à une découverte de son patrimoine, de sa culture, de ses loisirs, des ressources de son terroir et vous propose des activités et des manifestations diverses telles que conférences, visites guidées, animations, randonnées, brocante.


D'ores et déjà vous sont proposés :

- Samedi 13 et dimanche 14 mars 2010 : Salon du Livre de Saint-Avold, de 10h 00 à 18h 00.


- Vendredi 19 mars 2010 à 20h 00, salle de la Mairie de Landonvillers: Conférence de M. Starrenberger "Les passeurs et les passés pendant la Seconde Guerre mondiale". http://syndicatcc.canalblog.com/archives/histoire/index.html


- Samedi 20 et dimanche 21 mars 2010 à Villerupt (Meurthe-et-Moselle) : Salon "Livre en fêtes" de 14h 00 à 18h 00 le samedi et de 10h 00 à 19h 00 le dimanche - Thème "Passion des arts, passion des lettres"


- Samedi 26 mars 2010 à 20h 00, salle du temple à Sarre-Union : Vidéo-conférence "Les Huguenots de Courcelles-Chaussy et du pays messin du XVIe au XXe siècle", conférence proposée par Elda Léonard,responsable de la Commission médiathèque du Syndicat


- Samedi 10 avril 2010 à 15h 00 : Visite guidée du musée de Pont-à-Mousson "Au fil du papier".


- Dimanche 23 mai 2010 à 15h 00 au Temple de Courcelles-Chaussy : concert russe (détails à venir)


- Samedi 29 mai 2010 à 20h 00, salle polyvalente de Courcelles-Chaussy : conférence-diaporama de Charles Thiébaut "Les jardins de Versailles".

 


Nous avons rajouté le Syndicat d'initiative de Courcelles-Chaussy à nos liens externes. Ce syndicat est géré par des bénévoles. Aussi ne manquez-pas leurs rendez-vous si vous vous intéressez à notre histoire locale.

 

Par solnade - Publié dans : Pays de Nied, Histoire
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 17:30
André Morhain, président de la SHAN, Société d'Histoire et d'Archéologie 
des pays de Nied, vous informe que la prochaine assemblée générale de la SHAN
aura lieu le vendredi 12 mars à 20H00 à la salle des fêtes de Teterchen.

Pour ceux qui s'intéressent à notre histoire locale, la SHAN reprend
ses permanences mensuelles à partir du 10 mars 2010 et ensuite
le deuxième mercredi de chaque mois de 17H00 à 19H00, place Jean XXIII à Boulay,
en face de l'église paroissiale au premier étage.

Ces permanences seront communes avec le Cercle Généalogique de la Nied.


Par solnade - Publié dans : histoire
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 18:09
Un fragment historique est extrait d'un grand ouvrage de M. le docteur Begin, de Metz, ouvrage que l'académie de cette ville est sur le point de publier. Notre infatigable et savant compatriote a bien voulu nous autoriser à reproduire ce fragment de son ouvrage; qu'il en reçoive nos publics remerciements. Déjà il a enrichi notre Recueil d'un travail sur les juifs de l'est de la France, et ce travail a tellement intéressé nos lecteurs que plusieurs d'entre eux nous ont à diverses reprises témoigné le désir d'en voir la continuation.


Etat des Juifs
depuis Karl-Magne jusqu'à la fin du règne de Karl-le-Chauve
Annales juives de la France


Il était dans l'inconstante destinée du peuple juif de marcher, ballotté sans cesse entre la crainte et l'espérance. Lorsque Léon l'Isaurien, empereur de Constantinople, leur faisait subir une des plus cruelles persécutions dont l'histoire ait conservé la mémoire, Allmanzour, ce chef abasside, appelait dans le brillant khalifat du Tigre les juifs d'Asie adonnés aux lettres, et Abdalrahman entraînait avec lui, sur la plage ibérique, la population virile d'Israel, désireuse de mener une existence active et de laver, dans le sang des chrétiens, les affronts que ses pères subissaient encore. Enfin Léon mourut; le calme se rétablit aussitôt parmi les juifs, depuis l'Archipel jusqu'au Golfe persique, depuis la mer Noire jusqu'à la mer Caspienne; mais à peine levaient-ils sans crainte leur pensée reconnaissante vers ces étoiles d'Orient qui semblaient luire enfin pour eux, qu'une nouvelle persécution surgit du sein de l'Islamisme. Giafar - le - Juste (Sadek), le sixième Iman, força les juifs du khalifat d'Arabie d'embrasser le mahométisme, et, pour mieux y parvenir, fit déclarer par Mohamed-Mahdi que tout israélite qui renoncerait à sa croyance hériterait des biens de sa famille. Le même monarque imposa aux juifs une marque d'infamie, idée barbare qui trouva bientôt, au sein même de la civilisation européenne, de nombreux partisans.

L'empire Bysantin ne se montrait guère plus favorable alors aux fils d'Abraham, qu'il ne l'avait été sous Léon l'Isaurien. Abdhalla, général en chef des armées de Léon IV, parcourait la Judée comme un incendie porté sur l'aide des vents, flétrissant chrétiens et juifs d'une marque qu'ils devaient porter sur la main. Les chrétiens se dérobèrent presque tous aux poursuites de leur ennemi. Les juifs pouvaient choisir entre la fuite et l'infamie; beaucoup d'entre eux préférèrent l'infamie, parce qu'elle se présentait accompagnée de gains assurés, d'avantages ignominieux ramassés avec la boue, à la suite des escadrons du vainqueur. Il n'était sorte d'avanies que les officiers grecs et turcs ne fissent subir à ces juifs que la soif de l'or attachait aux pas de leurs tyrans : un gouverneur de Thrace ordonnait qu'on fixât de la poix à leur longue barbe et qu'on y mît le feu, pour se procurer, après le repas, la barbare distraction de voir leurs contorsions et leurs grimaces. Quelques révoltes partielles eurent lieu; un faux messie, entre autres, Hakens, surnommé Burca, parce qu'il portait un masque d'or, prêcha la transmigration des âmes, et tâcha d'exciter à la révolte ses coreligionnaires; mais il fut vaincu par les troupes de Mohadi, et ces tentatives ne firent qu'aggraver les chaînes d'Israel sur le continent asiatique.



suite demain...




Par solnade - Publié dans : histoire
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 00:00
Cependant, une ère de gloire et de bonheur ne devait point tarder à s'ouvrir pour eux : l'élite de la nation juive s'était refugiée sous les drapeaux victorieux d'Abdalrahman, ou dans l'asile paisible que lui offrait, sur l'Euphrate, le khalife Haroun-al-Raschild (Aaron-le-Juste), l'un des plus grands princes arabes qui aient existé; et la cour de Byzance, se relâchant de ses rigueurs, allait, pendant un demi-siècle, rendre aux fils d'Abraham la sécurité qu'ils avaient perdue. On eût dit que la chrétienté s'entendait avec l'Islamisme pour respecter leurs croyances et restituer à ces parias du monde la valeur humanitaire qu'ils s'étaient laissé ravir. Les synagogues d'Espagne florissaient; les universités d'Arabie jetaient un vif éclat; on rencontrait des juifs à presque toutes les grandes cours de l'Europe et de l'Asie; ils s'y faisaient remarquer par leur érudition et servaient, en quelque sorte, de lien politique entre l'Occident et l'Orient.

Karl-Magne, dont le puissant coup d'oeil embrassait l'univers, jaloux de s'assurer des alliances en Asie, pour mieux régner sur les régions septentrionales, s'empressa d'envoyer une ambassade au nouveau Khalife Haroun-al-Raschild. Les comtes Landrède et Sigismond furent chargés de représenter l'empereur, qui leur adjoignit un juif du nom d'Isaac, en raison, sans doute, des habitudes orientales qu'il avait acquises, et peut-être aussi du crédit dont ses coreligionnaires jouissaient à la cour de Bagdad. Le hasard voulut que Lanfrède et Sigismond mourussent avant d'arriver au but de leur voyage, en sorte que les intérêts de la chrétienté se trouvèrent entre les mains d'un circoncis. Il paraît, au reste, qu'Isaac réussit; car, à peine eut-il décliné les intentions de Karl-Magne, que le khalife prit les armes pour lui témoigner sa sympathie, et que, marchant jusqu'aux rives du Bosphore, il ébranla l'empire de Byzance. Pendant ce temps-là, Karl-Magne se faisait couronner empereur d'Occident et achevait de consolider son pouvoir.

Isaac revient à Aix-la-Chapelle, accompagné d'un ambassadeur persan qui fit au monarque saxon des présents magnifiques et lui donna les clefs du saint sépulcre. Karl-Magne, de son côté, ne demeura point au-dessous du khalife. Isaac, renvoyé en Perse, cimenta la parfaite intelligence qui régnait entre eux.

"Charlemagne, dit Basnagé, eut beaucoup de considération pour les juifs. Ils se vantaient, sous son règne, d'avoir la liberté d'acheter les vases sacrés et ce qu'il y avait de plus précieux dans le trésor des églises et des abbayes. Charlemagne apprit avec scandale que les évêques et les abbesses donnaient lieu à ces accusations, et fit une défense sévère à son clergé de tomber dans un excès si criminel; mais il n'imposa aux juifs ni restitution, ni restriction dans leur commerce; et, en effet, il n'était pas juste qu'ils portassent la peine de l'avarice et de la profanation des évêques, qui faisaient volontairement ces ventes sacrilèges, afin de les consacrer à leurs plaisirs".

La mort du khalife Haroun-al-Raschild et celle de Karl-Magne ne changea rien à l'heureuse condition des juifs. Elle parut même s'améliorer sous Amin, Mamoun et Motassem, comme elle s'embellit à l'Occident sous Louis le Débonnaire, monarque fort instruit, éminemment juste et pacifique, trop déprécié parce qu'il eut le malheur de naître fils d'un grand homme, et d'hériter de sa puissance sans avoir hérité de la plénitude de son génie.

Libres de paraître à la cour, d'élever de nouvelles synagogues et de professer un culte public, consultés sur les matières difficiles, devenant protecteurs de protégés qu'ils étaient, les juifs jouaient un très beau rôle en Allemagne et en France, sous le sceptre paternel du fils de Karl-Magne. Leur faveur était même si marquée, qu'on voyait les seigneurs, les grands-officiers de la couronne, les princes du sang flatter par de riches cadeaux la vanité des femmes israélites pour s'attirer la protection des maris. On s'étonne que Louis le Débonnaire n'ait pas craint de froisser le clergé en favorisant les ennemis naturels du nom chrétien : il fallait qu'il fût bien convaincu de leur mérite et de leur zèle à le servir; il fallait surtout qu'amateur éclairé des travaux intellectuels, il trouvât parmi les israélites certaines ressources que ne pouvaient lui présenter les autres sujets de son empire.

Cette prédilection du monarque, trop marquée peut-être pour se trouver toujours dans des limites exactes de sagesse et de justice, souleva contre Israel des jalousies et des haines dont l'archevêque de Lyon, Agobard, fut le plus chaleureux interprète.

Son zèle, malheureusement, l'entraîna beaucoup trop loin. Non content de défendre aux chrétiens les ventes d'hommes et d'enfants qu'ils faisaient aux juifs, les mariages clandestins, les fêtes publiques, toutes choses qui ressortent des principes de la morale religieuse et des règles d'une bonne police, il institua un marché le samedi, pour forcer Israel à s'occuper d'affaires le jour du sabbat; il interdit aux chrétiens, sous de vains prétextes, l'achat de la viande et du vin vendus par les juifs, etc. L'empereur, courroucé d'un tel abus d'autorité, envoya sur le champ trois commissaires à Lyon, chargés de faire une enquête : plusieurs Lyonnais prirent la fuite, avant même que l'instruction fût commencée; Agobard ne sut comment se disculper, et les juifs furent maintenus dans la libre jouissance de leurs prérogatives, malgré les délations d'Agobard, reconnues souvent fausses. Son Traité des superstitions judaïques, signé par deux évêques qu'il s'était associés pour donner plus de poids à son autorité, son voyage à la cour, ses démarches, je dirais presque ses intrigues, ne modifièrent en rien les idées de l'empereur. Agobard, désespéré, se révoltait contre une tiédeur si grande : peut-être ne devait-il s'en prendre qu'à lui-même.

"La protection que les juifs trouvèrent à la cour de Louis, contre un des plus savants évêques de son siècle, les fit florir en France, dit Basnage. On disait hautement à la cour qu'il fallait respecter la postérité d'Abraham et celle des patriarches. Quelques-uns négligeaient même le dimanche, et observaient religieusement le samedi, parce que Dieu l'avait marqué comme le jour de son repos. On aimait mieux aller entendre les sermons des rabbins que ceux des curés et des moines, qui, étant alors ignorants et grossiers, donnaient peu d'édification. Enfin un diacre du palais, nommé Putho ou Paudo, quitta sa charge et l'église chrétienne pour entrer dans la synagogue."

Le silence des chroniqueurs en ce qui concerne les israélites sous le règne de Lothaire 1er et de Louis II doit nous faire présumer qu'ils continuaient à jouir des privilèges que leur avait accordés le dernier empereur. Ils furent également heureux sous Karl-le-Chauve, monarque faible mais aimant les sciences, les lettres, et protégeant ceux qui les cultivaient. Aussi l'accusation qui pesa sur eux d'avoir attiré les Normands, de leur avoir même livré Bordeaux, Périgueux, etc., n'est-elle justifiée par rien. Il ne faut pas plus ajouter foi qu'à la prétendue conspiration de Toulouse, en faveur des Sarrazins, sous le règne de Karl-Magne. Les juifs ne pouvaient espérer le moindre avantage de tels changements.

Puissants et nombreux dans le Languedoc, la Provence, l'Aquitaine, le Lyonnais et la Bourgogne, ils ne l'étaient pas moins en Lorraine, et surtout à Metz.

Cette multiplicité rapide inquiétait le clergé. Il les prêchait partout, jusque dans leurs propres synagogues.



Archives israélites de France, revue mensuelle religieuse, historique, biographique, bibliographique et littéraire, par une société d'hommes de lettres sous la direction de S. CAHEN, traducteur de la bible
Tome IV, Paris, Année 1843

Par solnade - Publié dans : histoire
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 16:58

Antonin Les grands chemins romains Une excellente notice historique sous freistroff.com nous apprend qu’une route romaine s'étendait entre Villers-Bettnach et Gondreville en direction de Piblange, puis par Hestroff et Edling vers Freistroff, où elle passait près du moulin pour toucher le village en haut près de l'église.

Dans Hestroff.online.fr, Jérôme Jacob, qui connaît les environs de la Croix Rouge comme ses poches, nous a ramené quelques photos de bornes numérotées. Les inscriptions n’en seraient plus visibles. On en trouverait aussi près du Vieux Château. Jérôme s’est posé une question fondamentale : "pourquoi la présence de ces bornes et pourquoi cet alignement ?"

La vallée de la Canner, sur base d'une étude menée par l'Académie Royale de Metz en 1846, verrait plutôt passer la via Trevirensis, voie romaine reliant Metz à Trèves, par Buding...

En 1820, le sous-préfet de Thionville a fait parvenir une liste de questions aux personnes qui concouraient aux recherches dans le nord-est provoquées par S. E. le Ministre de l’intérieur français, dans son instruction du 8 avril 1819.

Dans le cadre des voies romaines et des « chemins de Brunehaut », il demandait à vérifier la situation de Caranusca et de Ricciacum, lieux intermédiaires entre Metz et Trèves, cités dans la table théodosienne et non dans l’itinéraire d’Antonin … avec comme annotation que la position de Caranusca n’est pas encore parfaitement connue ; elle flotte(rait) autour du mont dit Le Hackenberg, dans un rayon de dix kilomètres, au nord ou à l’est… Ricciacum pouvant correspondre à Saarburg près de Trèves.

A vol d’oiseau, Hestroff se trouve environ à un tiers de la via Trevirensis vers Metz. Saarburg à un tiers de cette voie vers Trèves... On a toujours le droit de rêver...

Antonin Divorodum

Histoire des grands chemins de l’Empire Romain par Nicolas Bergier °1557 à Reims. Réédition à Bruxelles en 1736.

------------
L'Itinerarium Antonini Augusti est un guide de voyage de la Rome Antique
La table théodosienne ou table de Peutinger ou carte des étapes de Castorius est une copie d'une ancienne carte romaine réalisée au 13e siècle.


Par solnade - Publié dans : Hestroff au temps des Celtes et des Romains
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 11:21

Hestroff sur le chemin de Divodurum - Treveros ?


Outre les voies romaines et/ou celles dites de Brunehaut, le sous-préfet de Thionville désirait aussi, en 1820, toujours sur instruction du Ministère de l'intérieur, reconstituer la frontière qui séparait les Mediomatrici et les Treveri " Le célèbre géographe Nicolas Samson pensait que les limites des anciens diocèses répondent à celles des anciens peuples. Chercher les limites des anciens diocèses de Metz et de Trèves, et voir quelles conséquences on peut en tirer pour la division des Treviri et des Mediomatrici."

 

A ce propos, il demanda qu'on examine s’il n’y a pas eu sur la frontière des Mediomatrici, des lignes de camps stationnaires (Stativa castra) ou des postes d’observation, placés en vue les uns des autres sur des hauteurs...

 

Il poursuit qu'il est très probable que cette question doit être résolue affirmativement. … Il paraît qu’il y avait depuis la forêt des Ardennes, ou depuis la Meuse jusqu’à la Sarre, ou même jusqu’au Rhin, une chaîne de postes militaires, faisant un grand système de défense contre les invasions des peuples du nord ou de la rive droite du Rhin. Ces postes étaient des camps d’un accès difficile, des châteaux ou même quelquefois de simples tours. M. le marquis de Villers, de Bourgesch, (ancien canton de Sierck), ami zélé autant qu’éclairé de l’archéologie, s’est occupé spécialement de recherches sur ces établissements militaires.


L’usage de mettre les garnisons dans les villes n’avait pas lieu sous le haut-empire, selon Dubos et plusieurs autres écrivains. Les stativa devaient donc être fréquents près des frontières et surtout au nord.

 

Alors le village de Hestroff, aux confins de trois zones linguistiques, bilingue depuis la nuit des temps, était-il une stativa ou un campement de soldats sur les hauteurs de notre Hohwald d'où on pouvait contrôler le pays des Trévires tout en protégeant les Médiomatriques ou vice versa ?


----------------

Selon les recherches de la SHAN, en 1610, sur 80 hommes recensés à Hestroff, 19 étaient inaptes aux armes. Il y avait un officier, 8 arquebusiers, 20 hallebardiers piqueurs, 4 hommes et 28 jeunes aptes à porter les armes... Parallèlement, la même année, à Ebersviller, le village voisin, lors du recensement des possibilités militaires, sont cités la possibilité d'un officier, de 7 arquebusiers et de 10 hallebardiers piqueurs. On y avait recensé 46 hommes dont 12 inaptes à porter les armes et 14 étaient des jeunes...





 

 

Par solnade - Publié dans : Hestroff au temps des Celtes et des Romains
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 00:00
Hestroff à la frontière des Mediomatrici et des Treveri ?

Nos villages se terminant en stroff, postes militaires ou d'observation,
Stativa castra, délimiteraient-ils les Médiomatriques des Trévires ?

Stroff Flastroff BreistroffQue faire de Distroff et Lemestroff ?
Stroff limite mediomatrici TreviresStroff Momerstroff FrémestroffStroff Bistroff Postroff
Par solnade - Publié dans : Hestroff au temps des Celtes et des Romains
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 00:07
Les villages en - stroff - frontière entre Médiomatriques et Trévires ?

Entre les affirmations de Freistroff, de Monsieur Gérard, en 1846,  pour le compte de la section archéologique de l'Académie royale de Metz, les découvertes de Jérôme Jacob et ses commentaires récents, les ordres du sous-préfet de Thionville en 1820, une petite culture relative aux voies romaines s'imposerait-elle désormais ?

Voie romaine Villers FreistroffTracé rectiligne entre les abbayes de Villers-Bettnach et de Freistroff

Les voies romaines sont les voies du réseau routier créé par les Romains . Jusque là tout le monde comprend...

La première voie créée en -312 avant JCN par Appius Claudius Caecus, pour relier Rome à Capoue, tout le monde la connaît.  Il s'agit de la fameuse Via Appia ou encore la Voie Appienne.

 

Si à son apogée, le réseau routier romain principal atteignit près de 150 000 km, parmi les 4 grands axes créés en Gaule, c'est le tronçon Metz-Trèves, sur la route de la Germanie, qui nous intéresse.


En sachant que la conquête de la Gaule par les légions romaines fut grandement facilitée par un ensemble de chemins et de routes existant entre les cités des peuples gaulois (nos ancêtres n'ont pas chômé non plus), il ne faut pas perdre de vue que ces voies anciennes furent progressivement romanisées et combinées à des voies nouvelles pour former un maillage d'itinéraires pour relier entre elles les autres cités.


D'une manière générale, les voies romaines se caractérisent par une grande rectitude. Elles évitent au maximum les zones marécageuses et les abords immédiats des cours d'eau. Lorsqu'il y avait obligation de franchissement, la voie passait sur un gué (petits cours d'eau) ou sur un pont, de bois ou de pierre. ... En zone de relief, elles empruntent un tracé à mi-pente, pour des raisons de commodité et de sécurité. De nombreux tracés épousent également les courbes de niveaux, où leurs liaisons pouvaient se faire brusquement, par de fortes pentes. Les voies s'élargissaient dans les virages pour permettre aux chariots, dépourvus d'avant-train, de pivoter au mieux.


Après la prise des mesures, les arpenteurs piquetaient le tracé à l'aide de jalons. Pour terminer la préparation du tracé avait lieu le débroussaillage et le bûcheronnage.


Généralement, la construction progressait simultanément en plusieurs tronçons indépendants de distance variable. Ce fait explique les légers changements d'orientation souvent observés. La construction est confiée entre autres aux soldats qui trouvent ainsi une occupation en temps de paix. Les tronçons ainsi réalisés se trouvent à proximité des camps militaires. Les autres tronçons sont construits par les esclaves, les colons des propriétaires riverains et les prisonniers. Contrairement donc à l'idée généralement admise, la voie romaine n'obéit pas à un standard type mais plutôt à un ensemble de tronçons de plus ou moins bonne qualité et plus ou moins bien entretenu.


Voie romaine Metz Trèves

La voie romaine rectiligne Metz-Trèves, rive droite de la Moselle, s'éloigne de Hestroff...


 

A proximité d'un camp militaire...





Par solnade - Publié dans : Hestroff au temps des Celtes et des Romains
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