Aujourd'hui Vendredi Saint, Solange Carpentier vous offfre le Plat de la Passion en attendant de vous présenter les instruments de la Passion du Christ figurant sur les Bildstocks de Hestroff et de Diding.

    

Le plat du Saint Sacrement est une production des potiers de Savignies du XVIe siècle qui ferait suite à une commande passée par Anne de Bretagne.
Au bord extérieur est gravée la première lamentation de Jeremie « Ô vous tous qui passez sur ce chemin arrêtez et voyez s'il est une douleur semblable à ma douleur ». A la suite de la citation est inscrit « Pax vobis fait en décembre 1511 ».
Puis viennent 6 scènes de la passion séparées par 6 blasons

http://www.savignies.com/PHOTOSITE/scenes.jpg

 

 

- Le christ en croix avec Marie et St Jean (1)
- La trahison de Judas symbolisée par les 30 deniers encadrés d'une lance et d'un roseau surmontée de l'éponge (2)
- L'arrestation au mont des Oliviers (représentée par la bourse de Judas, la lanterne et l'épée avec laquelle Pierre va trancher l'oreille de Malchus) (3)
- Scène de la flagellation plus le coq qui chante au reniement de pierre (4)
- La crucifixion (échelle, marteau, clous, tenailles et le vase contenant l'eau vinaigrée) (5)
- Tirage au sort de la tunique avec les trois dés

 

http://www.savignies.com/PHOTOSITE/blasonplat.jpg

 

Les écus représentent : le monogramme du Christ (a), l'écu royal de france avec les trois fleurs de Lis (b), les lettres MASSE signifiant peut être la masse d'armes (c), un blason mystérieux (d), blason d'Anne de Bretagne (e), blason du Dauphin (f)

Le fond du plat se décompose ainsi : autour la salutation angélique AVE MARIA dont les lettres sont séparées par 2 blasons reproduits quatre fois: l'un avec une seule fleur de lys, l'autre représentant un K (Karolus?) ou Fr (Franciscus). Le motif central, le plus important, représente le monogramme IHS Jesus hominun salvator, c'est l'hostie sacrée. Le culte du Saint Sacrement était très fort à Savignies puisque les potiers étaient sous son patronnage.

 

Par solnade - Publié dans : histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Hestroff Maiosbach 1avr2010 217

Hestroff Maiosbach 1avr2010 224

Hestroff Maisbach 1avr2010 235

Hestroff Maisbach 1avr2010 215

 

 

Par solnade - Publié dans : Hestroff aujourd'hui
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Au 17e, dans les années vingt, la Lorraine est atteinte par la peste. Dès 1623, Luxembourg condamne la porte de Thionville, ville où on dénombre en 1623 environ 56 décès et en 1624, 60 décès. Gérard Klopp, dans son Histoire de Thionville, rapporte qu’en 1624, un premier cas est noté le 9 juillet 1624 (16 décès avant) et le dernier cas le 19 octobre 1625 (3 décès après). Il y eut donc, entre ces deux dates, 97 décès.

 

Selon une source citée par Gérard Klopp, des capucins wallons, qui s’étaient installés à Thionville en mai 1625, ne purent en sortir jusqu’au mois suivant à cause de la contagion qui régnait alors dans la ville et ce depuis plus d’un an.

 

D’autres épidémies étaient signalées dans la région comme en témoignent les croix de chemin datant de cette époque, dédiées à saint Sébastien et à saint Roch (Ay-sur-Moselle 1624, Koenigsmacker 1625, Hestroff 1625…).

 

Or le bildstock de Hestroff n’est dédié ni à saint Sébastien ni à saint Roch, ni voire saint Antoine, sous la protection desquels la piété rurale se mettait pour obtenir de Dieu la cessation d'un fléau... Idem pour Guiching et Diding...

 

Dans une Guerre de Trente Ans de Philippe Martin, 2002, au sujet des croix des pestiférés, on peut lire : D'autres saints leur furent associés : à Hestroff ce furent Brigitte, Hugo et Nicolas. A partir de la décennie 1630, ces monument se firent plus rares.

 

Force est de constater que tous ces historiens n'ont jamais placé les monuments qu'ils évoquaient dans leur contexte généalogique alors que nous savons maintenant que l'omniprésence de saint Nicolas  tant à Guiching, Diding et Hestroff n'est pas fortuite même si elle n'est pas encore élucidée.

 

On peut encore lire dans le Pays lorrain, volume 82, édité par la Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain en 2001,  que la peste apparaissant de nouveau dans la région. ... comme saint Hubert à Evange, comme saint Hugo sur un calvaire édifié par Hugo Dalstein ..?

 

Ce n'est pas Hugo qui est commanditaire du bildstock de Hestroff... C'est Nicolas Dalstein, très probablement son père. Le même Nicolas qui avait déjà fait ériger le monument de Guiching en 1597 ? 

 

Il apparaît aujourd'hui clairement que Nicolas d’Alsten de Diding, le commanditaire ou le donateur, s'est représenté sous la forme de saint Nicolas, son patron, tant à Guiching en 1597, Hestroff en 1625 qu'à Diding en 1630. Sommes-nous en face d'un seul Nicolas ou de deux Nicolas ? Les présences de sainte Marguerite à Guiching et Elisabeth à Diding restent encore une énigme. Par ailleurs, pourquoi à Hestroff, le commanditaire a-t-il préféré l’intercession de St Gilles, réputé pour ses guérisons miraculeuses, plutôt que les saints Sébastien et Roch ou encore Antoine ? Pourquoi, à l'instar de Diding, n'a-t-il pas, à Hestroff, invoqué le patron de la paroisse qui est saint Jean le Baptiste ?

 

Le fils de Nicolas, sixty mayer de Diding, Hugo Dalstein, qui succombera au cours de la Guerre de Trente Ans, a dû se marier à Hestroff au cours de l'année 1625. Il était d'usage que les mariages soient célébrés au sein de la paroisse d'origine de la promise. Cela se pratique encore aujourd'hui dans les milieux traditionnels. Ce qui laisse supposer que son épouse, Brigitte Milly, résidait à Hestroff. Aucun acte, bien entendu, pour confirmer l'appartenance de Brigitte à notre paroisse.

 

Bildstock Hestroff lys stylisé en dessous mainSi nous admettons que 1625 pourrait correspondre à  l'année de mariage de Hugo Dalstein et de Brigitte Milly, représentés par leurs saints respectifs sur le bildstock de Hestroff, pourquoi ne pas voir dans l'érection de notre  monument un somptueux cadeau de mariage plutôt qu'une croix de peste ?

 

Comment interpréter l'enluminure à la fleur de lys...

 l'une des quatre figures les plus populaires ? En 1625  Hestroff appartient à la Lorraine ducale et le lys est devenu depuis le Moyen Age l'emblème de la royauté française.

 

  Nous n'avons pas la réponse. Les historiens non plus.



 

 

Par solnade - Publié dans : Hestroff et son chemin des croix
Voir les 0 commentaires

Le Bildstock de Diding selon Solange Carpentier

LES INSTRUMENTS DE LA PASSION DU CHRIST

par Solange Carpentier

 


L
a Passion du Christ est l'ensemble des souffrances et des supplices qui ont précédé la mort du Christ.

 

Le coq qui rappelle à Pierre le reniement

Le Roseau et le fouet objet de la scène de flagellation

La tunique sans couture

L'échelle pour dépendre le corps crucifié

La coupe de boisson amère

Le marteau et la tenaille

La bourse contenant les pièces d'argent remises à Judas pour sa trahison

Les dés pour tirer au sort les vêtements

La couronne d'épines



Diding Instruments Passion Christ 4Le coq qui rappelle à Pierre le reniement

 

 

Le vase et l'éponge

 

Il y avait un vase plein de vinaigre. Les soldats  en remplirent une éponge et, l'yant fixé à une branche d'hysope, ils l'approchèrent de la bouche de Jésus. Quand Jésus eut pris le vinaigne, il dit "Tout est accompli". Et, baissant la tête, il rendit l'esprit.

 

Le roseau et le fouet objet de la scène de flagellation

 

 

Le fouet ou flagellum, fouet court se composant de plusieurs lanières de cuir pesantes. 

 

 

Le marteau et la tenaille


 

 

Diding instruments de la Passion du Christ 1 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La couronne d'épines

 

composée de branches flexibles couvertes de longues épines tressées en forme de couronne qui sera enfoncée dans le cuir chevelu.


La tunique sans couture

 

C'est une tunique que la Vierge tissa pour son fils au sortir du maillot qui crut à mesure qu'il grandissait et qu'il conserva jusqu'au jour où elle fut tirée au sort entre les soldats chargés de son exécution, sans que jamais l'usure n'apparût.

 

 

Le calice du prêtre

 

 

 

 

 

 

 

La croix et l'échelleDiding Instruments Passion Christ 2

 

  L'échelle qui servit à dépendre le crucifié

 

 

Les lances

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diding instruments Passion Christ 3

 

La bourse contenant les pièces d'or remis à Judas pour sa trahison

 

Par solnade - Publié dans : Hestroff et son chemin des croix
Voir les 0 commentaires

Billy le Flamand était de retour. S'il avait déjà bien prospecté Hestroff et ses environs, il n'avait encore jamais mis les pieds au Botzing... Même s'il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors, nous l'avons suivi, histoire de découvrir des lieux que nous ne connaissions ni peu ni prou.

Botzing jardins et vieilles vignes

 

Botzing 4avr10 168 GuèsselLa Guèssel

 

Botzing 4avr10 171

Au lieu-dit "Jardins du Botzing" se trouve un petit bois.

 

Botzing 4avr10 176

Jardins du Botzing...

 

Botzing 4avr10 185

Le Fossé du Botzing

 

Botzing 4avr10 180

Vers Retter et Potenterei. En arrière-plan le Hohwald

 

Botzing 4avr10 190

Les Vieilles Vignes

 

Botzing 4avr10 178

Sabé's Haus

 

Botzing 4avr10 194

Botzing 4avr10 202

Botzing 4avr10 204

Botzing 4avr10 211

Botzing 4avr10 213

Botzing 4avr10 219

L'atelier du Péta's Nécklé

 

Botzing 4avr10 218

Route principale. Mairie-école

 

Botzing 4avr10 222

Le Vieux Lavoir

Par solnade - Publié dans : Hestroff aujourd'hui
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Album photos

Voir tous les albums

Images Aléatoires

  • Alzing 343 sortie d'église
  • Bunker flower 13aout2011 DSC01669
  • Menthon château 3167
  • Ile-Tudy 836
  • CChagall0230-Chagall-Ami-Fritz.jpg
  • Lure-049.jpg

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés