Comme tant de villages en Lorraine, la commune de Hestroff fête, chaque début de décembre, Saint-Nicolas, patron des écoliers.
Très longtemps, Saint-Nicolas débarquait en train à Anzeling, gare la plus proche de la localité. Il arrivait au village en fanfare, accompagné des édiles de la
commune.
Même qu'au début des années 1970, il sauta en parachute.
Au début de ce siècle Saint-Nicolas continue à gâter tous les enfants de la commune et le maire et ses adjoints restent attentifs à ce qu'il continue à être
généreux.
Saint-Nicolas et les écoliers en 1960
Saint-Nicolas 2006 au Vieux Lavoir
Attention au Père Fouettard !
Quand une maman se permet de tâter Saint Nicolas...
Le maire, Julien Jacob, avec ses nouveaux citoyens en décembre 2006
L'entretien de l'église nécessite des ressources financières importantes, dont est responsable le Conseil de fabrique.
L'actuel président, Michel KINS, organise et anime chaque année un repas au profit de la paroisse.
Dans les années 70, une première brocante, dont les bénéfices furent directement reversés à la caisse du Conseil de fabrique, eut lieu à l'initiative de Monique
JUNGMAN, organiste, ayant succédé aux père et fils BOULANGER.
Nous avons dépoussiéré quelques clichés de cet événement, sur lesquels figurent nombre de nos proches aujourd'hui disparus.
Rappelons qu'à cette occasion, Monique demanda aux gens du village de céder leurs bondieuseries. Les étals en furent inondées. Aujourd'hui, maintenant que les
brocantes n'en regorgent plus, les objets du Bon Dieu surtout les bénitiers se monnayent à prix d'or.
Du clocher de l'église, vue partielle sur les rues de l'Ombre et des Tilleuls.
En arrière-plan, Anzeling et à l'horizon Tromborn
Copyright Denis Mathis 29sep2003
En septembre 2003, les travaux de rénovation extérieure de l'église prennent fin.
Denis Mathis, 1er adjoint au maire, n'hésite pas à grimper sur l'échaffaudage et saisir quelques vues de son village adoptif qui le choisira comme maire en
2008.
Denis Mathis prêt à braver tous les dangers pour nous offrir des clichés inoubliables
copyright Solnade 29sep2003
Premier chantier de Raphael, enfant du village
copyright Denis Mathis 29sep2003
Du clocher, vue sur la rue principale et gros plan sur la mairie-école
copyright Denis Mathis 29sep2003
Du clocher, vue sur la fontaine ronde et son animation
Maintenant que nous avons passé en revue
ou plutôt fait connaissance avec nos ancêtres, nous sommes en mesure d’affirmer que Hestroff est depuis avant 1680 le berceau des quatre patronymes suivants : Depenweiller, Hackspill, Ketzinger et Nadé. Alors, si vous
rencontrez ces quatre noms aux quatre coins de l’hexagone, il y a 99 % de chances que leurs porteurs soient originaires du village.
La très grande majorité des descendants de
familles anciennes citée précédemment le sont du côté maternel.
En effet, qui aurait pu soupçonner que les
porteurs des noms Casara et Perini, deux patronymes d’origine italienne qui se sont imposés à Hestroff respectivement à la fin du 19e et au début du 20e, sont bel et bien
descendants des familles les plus anciennes du village ?
Pour ce qui concerne les familles Klein et
Schneider, il est notoire qu’elles sont issues de souches différentes. Les porteurs de ces patronymes sont si nombreux qu’aucune statistique n’est en mesure de guider les recherches. Quand
on porte un nom dérivant d’un sobriquet, d’un métier ou d’un prénom, le seul moyen de dresser un arbre agnatique est de suivre ses ancêtres pas à pas en commençant par les plus proches parents.
Tout au plus, avec la vue d’ensemble dont nous disposons, pouvons-nous signaler qu’à Hestroff coexistent deux souches de Klein et trois souches de Schneider (celle provenant d’Anzeling étant
devenue majoritaire…).
Prenons également en compte le fait que le sens d’un nom dépend aussi de son
origine géographique. Tant que la région d’origine d’une famille n’est pas connue, c’est-à-dire la langue dans laquelle a été construite le nom n’est pas connue, il est toujours risqué d’avancer
une signification. Si nous revenons à nos Klein et nos Schneider, nous pouvons très bien les retrouver dans le village voisin en tant que Petit ou Tailleur… alors qu’ils sont cousins. Les
exemples sont nombreux dans nos villages aux confins de trois frontières linguistiques.
La saga des Horsch commence en 1705 avec la venue au monde de Nicolas, premier enfant de Simon et Julienne Caudy. D’où vient Simon,
son père ? On n’en sait rien encore… Toujours est-il que Simon s’est introduit dans la communauté en épousant Julienne fille d’Estienne Caudy, meunier à Edling à la fin du 17e.
Nicolas, dont on a perdu les traces, eut comme parrain Nicolas Caudy et comme marraine Reine Hennequin, épouse de Jean Transberger, dont la première fille épousa Joseph
Hackspill.
Tout au plus, peut-on constater que Simon baigne d’emblée dans l’ambiance tyrolienne, ses enfants, petits-enfants faisant
alliance avec les familles d’origine tyrolienne telles les Steff, Fieg, Fousse, Bolzinger, Hackspill, Ketzinger. Au passage, notons que Pierre Horge ou Horsch qui épousa
Elisabeth Hackspill eut 6 enfants, dont Jean Pierre °1824, menuisier à Paris et décédé à Meudon, Jean Bernard Clément 1825, instituteur à Kirschnaumen. Ce couple n’a aucune descendance sur
Hestroff. Faut se rendre à Paris pour retrouver les petits-enfants.
Les descendants sur Hestroff sont issus des couples Horsch-Nadé et Horsch-Ketzinger. Ils nsont relativement nombreux et on peut citer
les familles BEHEM, KETZINGER, KINDZIG, NADé-KETZINGER, NADé-MULLER, PERINI, WAGNER-SINS-DEPENWEILLER et WANNIERE-OTT/GORGES.
HORST ; HORSCH
Simon + <
../../1723
|___HORST Nicolas ° 12/05/1705 Hestroff (57)
|___HORST Simon ° 30/01/1707 Hestroff
(57)
|___HORST Pierre ° 16/02/1708 Hestroff
(57)
|___HORST Jean Nicolas ° 08/05/1709 Hestroff
(57)
|___HORGE ; HORST ; HORCHE ; HORSCH Jean Hugo Hugues ° 01/06/1711 Hestroff
(57) + 08/05/1781 Hestroff (57)
|___ x 27/07/1733 Hestroff (57)
|___x STEFFEN ; STEFF Marguerite ° ca ../../1708 + 16/01/1783 Hestroff (57)
|___|___HORST Anne Catherine ° 18/09/1733 Hestroff (57)
|___|___HORST ; HORSCH Antoine ° 31/08/1734 Hestroff
(57) + 10/02/1764 Hestroff (57)
|___|___ x 06/07/1756 Hestroff (57)
|___|___xFIEG Anne ° 21/06/1727 Hestroff (57) +
25/02/1803 Hestroff (57)
|___|___HORST ; HORSCH Pierre ° 24/10/1736 Hestroff
(57) + 25/02/1804 Hestroff (57)
|___|___ x 26/06/1764 Hestroff (57)
|___|___x FOUSSE ; FUSSE Marie ° 13/12/1744 Hestroff
(57) + 03/06/1803 Hestroff (57)
|___|___HORST Jean Nicolas ° 22/10/1739 Hestroff (57)
|___|___HORST ; HORSCH Anne Catherine ° 09/07/1742 Hestroff
(57) + 21/07/1742 Hestroff (57)
|___|___HORSCH ; HORST Elisabeth ° 27/05/1745 Hestroff
(57) + 23/02/1749 Hestroff (57)
|___|___HORSCH ; HORST Mathias ° 26/12/1747 Hestroff
(57) + 12/03/1749 Hestroff (57)
|___|___HORSCH ; HORST Jean Philippe ° 21/03/1750 Hestroff (57)
|___|___HORSCH ; HORST Claude ° 19/10/1753 Hestroff
(57)
|___HORST ; HORCHE Anne Catherine ° 19/09/1717 Hestroff (57) +
21/11/1788
|___ x 25/01/1735 Hestroff (57)
|___xBERDEL Pierre ° ca ../../1711 + 12/12/1761 Hestroff (57)
|___|___BERDEL Pierre ° 11/06/1738 Hestroff (57)
|___|___BERDEL Mathis ° 17/01/1741 Hestroff (57) + 01/09/1741 Hestroff (57)
|___|___BERDEL Barbe ° ca 29/08/1743 + 24/05/1749 Hestroff (57)
|___|___BERDEL Marie Catherine ° 13/01/1749 Hestroff
(57) + 16/03/1756 Hestroff (57)
|___|___BERDEL Jacob Jacques ° 31/08/1752 Hestroff (57)
|___|___BERDEL Jean ° ca 17/6/ + 07/02/1750 Hestroff (57)
xCAUDY Julienne ° 05/05/1680 Anzeling
(57) + 11/03/1747 Hestroff (57)
|___HORST ; HORSCH Marie Catherine ° ca ../../1708 + 01/02/1768 Hestroff (57)
Quand Parmentier, le savant agronome, mit les patates à l'honneur... elles étaient déjà cultivées et appréciées à
Hestroff depuis plus d'un siècle.
Récoltes de patates de Danielle Bergeron Canada506 473 4681
Si nous ne nous rappelons plus quelles variétés nos ancêtres cultivaient, nous nous rappelons encore avec plaisir le rituel qui accompagnait la
récolte des pommes de terre.
C'était la fête ! Jeunes, moins jeunes, cousins, voisins étaient au rendez-vous et avaient droit au pique-nique avec café, vin et limonade en fonction des âges et des goûts des participants.
Ô que ce fut joyeux !
Nous, les enfants, nous étions chargés de ramasser les petites patates, celles destinées à fourrager les cochons; nos parents quant à eux sélectionnaient les replants, tandis que les plus
anciens ramassaient les grosses, celles destinées à accompagner nos plats quotidiens.
En somme, tout cela était bien hiérarchisé. Mais le plus sublime dans tout cela était que plusieurs générations se côtoyaient dans la bonne humeur. C'était le bon vieux temps !
Le soir, retour au bercail. Nos mères harassées et éreintées par tant de labeur se contentaient d'enfourner les pommes de terre nouvelles. Elles coupaient tout simplement les patates épluchées en
2, les disposaient sur un grand moule à tarte après les avoir "mouillées" avec une cuillerée d'huile, salées au gros sel et parsemées de lard maison coupé en dés..
Après 1/2 de cuisson, les patates passaient à table et chacun piquait sa fourchette dans le moule à tarte. en chantant :
Quand d'autres villages fêtent encore leur libération par l'armée américaine en ce début du 21e, la commune de Hestroff a toujours ignoré son devoir de mémoire.
Pourtant, une dame, qui vient de fêter récemment ses 87 ans, se rappelle :
"C'est comme si c'était hier... En cette période de disette, je décide de profiter de la sieste de mon bébé pour aller glaner quelques pommes. Le ciel est très bas et la lumière triste. Je remonte
le village. A la hauteur de l'église, deux soldats allemands jouent aux cartes. Les leurs ont évacué le village depuis quelques jours pour se replier sur Gomelange situé au sud. Je continue ma
route direction Ebersviller, Hobling. Là, je m'arrête à la hauteur de la croix et bifurque vers la droite où se trouvent quelques vergers abandonnés. Je ne trouve rien et décide d'aller voir en
face sur la colline, dite Hackspill's Berg, où la famille possède quelques vergers. En me retournant, je reste pétrifiée. Une colonne de soldats à pied et le fusil en avant s'avançait sans bruit.
Ce sont les Américains dont on murmurait qu'ils n'étaient plus très loin...!
Ne sachant que faire, toujours tétanisée, j'attends sans bouger. Et quand tous les soldats eurent atteint l'entrée du village pour s'engouffrer furtivement dans les premières maisons Botter et
Hackspill, je pris mon courage à deux mains et décida de retourner sur mes pas. Très émue, je me rends d'abord chez mes beaux-parents qui habitaient en "haut du village", avant de rejoindre mon
bébé resté sous la surveillance de mes parents en "bas du village" en m'Harainville.
Tout d'un coup la seule cloche rescapée de la fonte se mit à sonner. J'ai su par la suite que c'était la fille Blume, qui habitait à côté de l'église, qui voulut annoncer la bonne nouvelle au grand
dam des Américains qui avaient tout fait pour occuper le village sans sonner trompette... Par la suite commencèrent les tirs croisés entre la colline de Gomelange derrière laquelle stationnaient
les soldats allemands et le haut du village investi par les Américains."
NB : Les soldats vus par cette dame venaient de la direction Hobling, tandis qu'au même moment, feu Vincent BOTTER, tout jeune homme, les vit descendre de cette fameuse colline dite
Hackspill. Il n'est pas exclu qu'en même temps les BLUME fussent eux aussi témoins directs de l'événement, leur jardin donnant vue sur cette colline,
d'où la joie non contenue d'une de leurs jeunes filles...
Depuis de nombreuses années, la plupart des descendants des familles anciennes ont déserté le village : conjoncture économique, mondialisation, chant des sirènes,
mépris du rural profond...
Quelques enfants sont restés au village même si leur vie professionnelle les appelle à Metz, Nancy, Toul, Luxembourg, Sarrebruck ou Sarrelouis. Quelques-uns sont revenus au village après de longues
années d'absence. Po besoin de les citer... s'ils nous rendent visite... ils se reconnaîtront !
Néanmoins, notre village ne vieillit pas ! Au contraire ! Ces dernières années, il a accueilli des familles originaires (par ordre alpha pour ne pas faire de jaloux...) des ressortissants des pays
suivants :
Algérie, Allemagne, Belgique, Brésil, Cap-Vert, Espagne, Grèce, île de la Réunion, Italie, Luxembourg, Maroc, Pologne; Portugal,Royaume-Uni, Russie,
Ukraine,...
Un nouveau lotissement mis en place par l'ancienne municipalité croît comme un champignon. La commune a pu réouvrir en 2008 une 2e classe d'école. Bientôt une 3e avec les nouveaux citoyens ?
Qu'ils soient les bienvenus dans un villageouvert à toutes les cultures.
"Blottie au pied du massif du Taennchel au cœur du vignoble alsacien entre Strasbourg et
Mulhouse, Ribeauvillé est une cité viticole au charme médiéval où il fait bon vivre : elle bénéficie des labels «station climatique», «station verte de vacances» et détient également le Grand Prix
National du Fleurissement."
Site
officiel de la ville de Ribeauvillé
Découverte du marché médiéval de Ribeauvillé, qui revendique plus de 20 000 visiteurs pour sa première
cuvée en 2007. Il se démarque de tous les marchés de Noël du secteur par son animation médiévale déployée dans la vieille ville. Voir l'album.
Peut-être y retournerons-nous pour la foire aux vins du 17 au 19 juillet 2009(plus de 200 échantillons de Vins d'Alsace plus une
sélection d'eaux de Vie à déguster sur place).
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