Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 00:05

18 novembre 1944. Hestroff est libéré


Hier, 18 novembre 1944, Marie-Louise HUMBERT ne fut pas seule à assister à l’entrée des GI’s à Hestroff. Elle ignorait que le jeune Vincent BOTTER, 15 ans, se tenait à l’arrière de sa maison quand il vit dévaler des soldats américains du Chelenberg.

 


Hélas, Vincent nous a quittés brutalement et n’a pas pu nous livrer complètement ses premières impressions. Même chose pour son ami Roger BEHEM, 12 ans à ce moment-là, qui nous raconta avoir été impressionné, quant à lui, par la peau très noire des soldats. Tout juste s’il avait vu un Noir en image dans sa Bible…

 

MLH est incapable de nous dire si les GI's venaient d’Ebersviller ou de Hobling. Vincent Botter supposait que ceux qu’il avait vus devaient venir d’Aboncourt et avaient dû traverser le Hohwald.

 

N’empêche que les GI’s firent irruption dans les maisons Botter, Hackspill et les voisins par devant et par derrière en même temps. Tout semblait bien coordonné. Il apparaît clair aujourd’hui qu’un de leurs éclaireurs leur avait garanti le champ libre.

 

Le 18 à la nuit tombée, Marie-Louise rejoint m’Harainville très excitée, heureuse des derniers événements. Elle ne se rappelle plus à quel moment exactement Alice BLUM courut à l’église pour faire sonner la seule cloche qui avait échappé à la fonderie teutonne. Elle se souvient néanmoins que cette manifestation de joie fut stoppée net par nos libérateurs extrêmement courroucés… n’aurait-ce pas été une manière détournée d'alerter les Allemands postés derrière la colline de Gomelange ?

 

MLH ne se rappelle pas non plus si son beau-frère François NADé, cet après-midi là, sortit de sa tannière. Il était caché depuis 3 mois dans la maison familiale dans un cagibi où même un chien aurait dépéri.

 

Par contre, elle se souvient de ceux qui ont quitté leur planque le lendemain 19 novembre. Parmi eux, Séraphin ALBERT, son beau-frère le Fitz, soit Joseph SCHMIT, caché dans le Backoofen du Nicolas VANDERNOTTE (ex maison EVRARD), Henri VELLEUR qui descendit du grenier de ses parents, son frère Charles caché dans la boulangerie DELLES, son autre frère Léon, qui avait dû quitter la maison Delles pour aller se réfugier dans le clocher de l’église et qui avait fini par se terrer chez la mère BLUM, et bien d’autres encore comme Alphonse MATHIS qui lui aussi avait profité d’une permission pour ne plus retourner au front de l’Est.

 

 

Par solnade - Publié dans : Libération de Hestroff
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Album photos

Voir tous les albums

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés