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Le journal local vient de publier un nouvel article relatif au Fort aux Fresques, dans lequel il rappelle que les bénévoles, membres de l'association, n'ont pas hiberné lors de la mauvaise saison. Ils ont mis à profit le long hiver que nous avons connu pour aménager le fort en profondeur et le rendre plus attractif et instructif aux visiteurs tous les premiers dimanches du mois.
Ni la descente de 107 marches, ni la température ne dépassant pas 14°, ne devraient décourager les passionnés de la Ligne Maginot.
Construit dans une clairière entre 1931 et 1935, ce fort était qualifié de "petit ouvrage d'infanterie". Il compte 3 blocs de combat plus un bloc d'entrée. Il s'étend sur 1400 m de galeries à 30 m sous terre.
Plus de 2500 ouvriers de toutes nationalités y ont travaillé jour et nuit. Cet apport de main-d'oeuvre fit la
prospérité du village qui comptait moins de 400 habitants et où fleurissaient, avant guerre, plusieurs auberges prises d'assaut : chez Emile BOTTER, les cafés de la Poste et La Lorraine, mieux
connu comme café MAILLARD, chez BAJOLET au Streiffel, la maison MOLL, refuge des Tchèques, des Slovaques et des Algériens, la barraque de l'entrepreneur VENTURI et ses 3 filles
Adriana, Clara et Ida, fréquentée par les Italiens et où on y dansait jusqu'à l'aube.
A 10 mètres des VENTURI, dans la maison "Célestin DEPENWEILLER", un autre débit de boissons tenu par un certain BUTTI qui maria sa fille à un gars du village, René BLUME. René, inhumé au cimetière de l'Est à Metz-Queuleu, tenait la comptabilité avec son copain Louis HUMBERT pour le compte d'un GEONOTTI, chargé du paiement des salaires des ouvriers. Le comptoir Geonotti se situait dans le Lammaparch (parc aux moutons) entre les routes vers Ebersviller et Edling. Sans compter l'entrepôt d'alcool de la mère BOLIS, de nationalité italienne aussi, à la Geissenmihlen. Force est de constater que la communauté italienne était importante à cette époque-là.
Mentionnons aussi les "baraques jaunes" qui servirent de réfectoire aux nombreux ouvriers puis furent occupées par les soldats de Bockange.
La route de Metz entre Streiffel et Bockange. A
droite les "baraques jaunes" vues de Piblange
copyright solnade 1er mai 2009
Mais il n'y a pas encore prescription... et certains héritiers pourraient s'en offusquer...