Partager l'article ! Hestroff lors de la construction de la Ligne Maginot et ses commerces: Lors de la construction du Fort aux fresques, plus de 2500 ouvriers de div ...
Lors de la construction du Fort aux fresques, plus de 2500 ouvriers de divers horizons séjournaient dans des baraquements ou chez l'habitant à Hestroff. Plusieurs
débits de boisson se sont rajoutés pour l'occasion aux vieux bistrots déjà en place.
A ces ouvriers se sont rajoutés les soldats du camp de Bockange. Des baraquements en dur ou en bois
jalonnèrent la route de Metz entre le Streiffel et Drogny. Les villageois furent même conviés à participer à l'Aïd ou la fête du mouton par les Marocains
portant le tarbouch rouge, stationnés au Streiffel.
Les
baraquements marocains se trouvaient à droite des ateliers Fencl au Streiffelvers Anzeling
Le troc connut de beaux jours, les commerces prospérèrent et les villageois s'engraissèrent en vendant oeufs, poulets, moutons, veaux, vaches et cochons...
Le village avait sa mercerie avec les soeurs REINERT, sa boulangerie avec le père HUMBERT, sa boucherie-charcuterie avec Le Pèta, alias Nicolas CAUDY, son épicerie ECO tenue par Joséphine NADé-MATHIS, mieux connue comme la Eco's Finé. Les marchands ambulants venant d'autres villages y avait également une clientèle fidèle.
Sans oublier que Hestroff avait deux forges, l'une appartenant à Pierre JACOB et l'autre à Camille KIEN, et un grand atelier de mécanique agricole fondé par Pierre DODELLER de Flastroff.
Tous ces commerces ont disparus avec leurs propriétaires. Les deux derniers à avoir mis la clé sous la porte, à la fin du siècle précédent, furent le Café Lorrain et la boucherie Caudy.