A Saint-Rémy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson, commune de la Marne au nom le plus long de France, se compose de trois hameaux. Située au sud de la vallée de la Marne, à l'ouest du lac du Der-Chantecoq et à 14 km au sud-est du chef-lieu d'arrondissement de Vitry-le-François, est la dernière étape de nos réfugiés avant Montier-en-Der.

C'est à Saint-Rémy, dans une belle demeure délaissée par ses propriétaires, et non pas à l'hôtel de ville qu'on voit ci-contre, que le doyen du convoi, Jean-Pierre HACKSPILL, ancien maître ébéniste, retrouve avec plaisir son ami Nicolas DODELLER, natif de Flastroff, de plus de 20 ans son benjamin, avec qui il adore s'entretenir en francique du pays des Trois frontières.

La femme du vieux Hackspill, Cartherine WEBER la sage-femme, décédée il y a 4 ans, n'est-elle pas native de la commune voisine, Kirschnaumen ? N'a-t-elle pas porté au monde les trois enfants Dodeller, Joseph, Louise et Eugénie ? Ne serait-elle pas apparentée à sa première épouse Catherine FELTEN ?


Ils nous a été rapporté que ces deux-là étaient bien contents ce soir-là de partager les mêmes murs, tant ils avaient à se raconter...Depuis leur départ de Hestroff, plus de 3 km de caravane les séparaient...

Ont-ils ce soir là évoqué une possible idylle entre la petit-fille Marie-Louise et le fils Joseph ? Certaines paroles d'encouragement le laissaient supposer... Mais nul ne le saura jamais. Joseph était quelque part en "France".

Marie-Louise prit un autre gars de Hestroff et Joseph, à son retour, alla chercher son bonheur à Monneren...

Par solnade - Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Joseph était selon toute vraisemblance en son casernement du Mont-Vélérien à Suresnes en proche banlieue ouest de Paris (un endroit où les nazis exécuteront des résistants et des juifs en 1944 avant la libération de Paris).
Il y est à cette époque maréchal-des-logis (c'est à dire sergent dans certaines armes) dans la DCA, et quand il s'agira de combattre réellement après la "drôle de guerre", il sera amené à le faire, en tant que responsable de batterie anti-aérienne, sur le front de la Somme.
Quand la défaite française sera consommée, son régiment sera réorienté vers Toulouse.
L'armistice de Rethondes, le fera allemand de fait, statut qu'il aurait pu refuser en restant Français à Toulouse sous administration française, mais les garanties affichées par les Allemands (et qu'ils ne respecteront pas 2 ans plus tard) autant que le mal du pays, le décideront à revenir....

Bien entendu, j'ai eu écho de cette idylle avec Marie-Louise ...
Peut-être a-t-elle pésé dans la balance, je ne sais pas....

L'éducation de l'époque ne prédisposait pas tellement les hommes à s'exprimer sur le sujet et notamment pas avec leurs fils.
Donc, ce que j'en sais, c'est des petits bouts assemblés avec des connections qu'il faut deviner....
Commentaire n°1 posté par Jean-Luc le 15/05/2009 à 00h44

Présentation

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Les photos

Voir tous les albums

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés