Partager l'article ! Sur la route de l'exode, septembre 1939, le Lac du Der: Nos parents n’ont pas connu le Lac du Der tel qu’il se présente aujourd’hui. La Ma ...
Nos parents n’ont pas connu le Lac du Der tel qu’il se présente aujourd’hui. La Marne qu’ils ont traversée entre Vitry-le-François et Saint-Dizier avant d'atteindre Saint-Rémy-en Bouzemont, a maintes fois irrité le Zouave du Pont de l’Alma à Paris. Il fut donc décidé d’assagir les affluents de la Seine, notamment la Marne dont les inondations étaient célèbres.
Après la crue de 1924, un programme de travaux fut établi en 2 étapes. La première étape consista à construire 4 réservoirs, entre 1832 et 1949. C’est celui de Champaubert-aux-Bois, achevé en 1938, que les gens de Hestroff auraient pu longer avant leur arrivée à Montier-en-der.
Le Zouave continuant à avoir trop souvent les pieds dans l’eau, il fallait davantage assagir la Marne.
C’est ainsi que le réservoir Marne, dit LAC du DER Chantecoq (350 millions de m3 sur 4800 hectares) fut inauguré en 1974.
Le choix de l'implantation du réservoir fut lié aux caractéristiques locales du sous-sol. Il était nécessaire de trouver un terrain imperméable de surface importante et comportant un relief en forme de cuvette. Ce fut le cas de la région du Bocage Champenois riche en argile. Malheureusement, le tracé du plan du lac impliqua la disparition de 3 petits villages : CHANTECOQ, CHAMPAUBERT-AUX-BOIS et NUISEMENT-AUX-BOIS.