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Entre Schirling et Patural de part et d'autre et au nord de Derrière Bouss se trouve Thelingen.
Thelingen et le Patural
Thelingen pour Hestroff et Tellin pour Edling coexistent de part et d'autre de la limite administrative séparant les deux bans.
Orthographié Thelin au 17e, ce lieu-dit faisait partie du ban d'Insling ou Esting ou Estingen. Lors du remembrement de 1698, la poire a dû être coupée en deux... Thelingen pour Hestroff et Tellin pour Edling.
Il faudrait revoir le document original y relatif car lors de la reconnaissance des limites du ban, il fut question de tournaille appartenant aux héritiers d'Adam SEMCH ? et de deux journaux joignant le pastural d'Etienne COUTY, appelé Schreinerparch... chemin Ditenbreuil...
Visiblement Alfred LOUIS, bien que maîtrisant l'art de la paléographie, rencontra quelques difficultés pour déchiffrer les noms propres. Dans le contexte actuel, il reste toutefois aisé de comprendre que le Patural cadastré entre Thelingen et Tellin appartenait à Etienne CAUDY, alors meunier à Edling, de par sa femme qui était une SCHREINER...
Le Patural, aussi appelé Schreinerparch, c-à-dire le parc ou la prairie du menuisier, laisse supposer que le pastural, rive ouest de l'Anzeling, appartenait avant la Guerre de Trente Ans à un dénommé SCHREINER (Menuisier), habitant de Hestroff, Estingen, Edling voire les villages voisins tels Hobling ou Chémery, beau-père de Caudy.
Par ailleurs le chemin Ditenbreuil, qui doit se lire "chemin dit en Breuil", doit correspondre au chemin
d'exploitation actuel qui sépare Derrière Bouss du ban d'Edling et longe les prés marécageux de l'Anzeling jusqu'au ban de
Hobling.
L'ancien chemin dit en Breuil n'est plus praticable en certains endroits.
Traces de Thelingen et Derrière Bouss, avant remembrement, dans le pied terrier de 1687 pour ce qui concerne les hoirs Nadé :
NB : BREUIL est un nom très intéressant, parce qu'on le rencontre
fréquemment dans la toponymie.
Breuil pourrait prendre son origine dans le mot celte Broga ou Brogilos voire Broglie qui signifiait "champ" ou "jardin".
Dans son dictionnaire des patois romans de la Moselle, 1924, Léon Zéliqzon donne la définition suivante pour breuil (en patois, breuil en pays messin, breû dans le Saulnois
et les Vosges, bré près de Sarrebourg, bru à Cumières) - voir aussi Bruhl à Hestroff :
1. Bois ; fourré d'épines, dans les bas-fonds, propre à être reconverti. Anciennement, c'était un pré seigneurial, que les habitants du village étaient obligés de faucher.
2. Pré établi sur un ancien bois marécageux. Ce mot est aussi souvent un nom de lieu-dit.
Déclaration des biens de l’abbaye de Villers-Bettnach à Hestroff , 1692 – 1705
De droit en toute justice ; de fait, moyenne, basse et foncière justice.
1 breuil (ancien fonds de l’abbaye) d’environ 25 fauchées affermé pour 6 ans commençant à la St Georges 1690 – bail du 12 mai 1690 – à Pierre Dalstein et Claude Steff, cabaretier à Piblange, à la réserve d’une portion que le maire et le sergent dudit Hestroff prennent dans ce breuil moyennant 17 écus à 3 livres 2 sols l’un de canon.