Mardi 5 janvier 2010
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Dans un village où personne ne parlait l'anglais, la langue de communication, selon les derniers échos, semblait être l'italien. Le régiment de Patton qui s'engouffra
dans le village cet après-midi du 18 novembre 1944, comprenait de nombreux Blacks mais aussi des Italo-américains.
Quand Marie-Louise fut menacée par un soldat américain qui lui exprima toute son hostilité car son mari combattait sous drapeau allemand, après un petit compte à rebours, elle se rappelle que ce
soldat était d'origine italienne et qu'il s'entretenait beaucoup avec les filles SALINA.
Comme nous le savons maintenant, Camille KIEN a pu établir des relations plus étroites avec certains GI's
grâce à ses connaissances de la langue de Dante.
Ce que nous ignorions par contre c'est que Ottorino PERINI, grâce à sa langue maternelle, a empêché les GI's de détruire le village comme ils en avaient l'intention...
Nous vous avions dit qu'à cause de notre parler local les Américains se croyaient déjà en Germany... En terre ennemie, leurs humeurs étaient franchement belliqueuses et non pacifiques.
Selon Yvonne Perini, Hestroff aurait donc été sauvé grâce à l'intervention de leur père. Les insoumis et les réfractaires de Hestroff auraient également échappé à leur courroux si Ottorino ne leur
avait pas tracé un bref historique.
Et puis il y eut cette malheureuse cloche qui au lieu d'annoncer la bonne nouvelle rendit les troupes américaines furieuses et suspicieuses.
A propos des tirs croisés entre le bunker en face de la Geissenmillen et les Américains qui prirent leurs quartiers dans le village, Angèle HARTER-DEMMERLé a précisé
qu'un autre char américain stationnait au Bruhlgarten et tirait en même temps que le char devant chez Camille Kien.

Les Allemands de leur bunker sur le Hinckelsberg n'auraient tiré qu'une seule fois quand la cloche se mit à sonner. Les Américains auraient riposté par longues rafales.
Madame Demmerlé semble aussi savoir que les deux soldats allemands ont été tués ainsi que deux prisonniers russes qui après saboté les armes allemandes avaient évité
une catastrophe à Hestroff.
Hélas, les GI's n'ont guère fait dans la dentelle...
et ont empêché Hestroff de remercier ces deux héros dont le destin funeste fut de venir grossir in
extremis les rangs des nombreux camarades slaves qui avaient déjà laissé leur vie dans notre région.
Par solnade
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Publié dans : Libération de Hestroff
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