Dimanche 20 décembre 2009
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18 novembre 1944. Hestroff est libéré
19 novembre 1944, lendemain de libération
Roland HACKSPILL, 5 ans et demi au moment de la libération de Hestroff par les troupes de Patton, a été lui aussi marqué par l'arrivée des soldats américains. Tout comme leurs voisins, les BOTTER,
les Hackspill habitant les premières maisons de Hestroff en venant par la route d'Ebersviller, furent les premiers à être "visités" par nos libérateurs.
Maisons Botter et Hackspill, route d'Ebersviller, aujourd'hui rue des Noyers
Deux images fortes s'imposent encore à sa mémoire. Il a vu ce que Marie-Louise a raté, c'est-à-dire le char en tête suivi de deux colonnes de soldats. Marie-Louise en fouillant dans sa mémoire ne
savait plus nous dire s'il y avait une ou deux colonnes. Mais au moment où elle aperçut les soldats, elle en était tellement émue qu'on peut comprendre que sa mémoire soit encore brouillée comme
elle l'affirme.
Quant à Roland, une autre image s'impose encore à lui. Il revoit sa petite soeur Josette dans les bras de sa maman. Elle portait un ruban tricolore dans les cheveux. Josette venait de fêter son premier anniversaire une semaine auparavant.
Roland nous dit aussi, sans préciser si cela s'est passé le
18 novembre, que les allemands les ont accueillis avec 2 coups de "schrapnell" auquels ont répondu les G'is par 2 de canon de tank mettant hors d'état de nuire le canon dans le fort en
face de la Geissemuhle puis ont rejoint la colonne qui arrivait de Metz.
Nous n'avions pas connaissance ni d'un
échange de tirs ni d'une autre colonne qui arrivait de Metz ce 18 novembre 1944. Or avec le souci de rétablir la chronologie des faits - nous sommes parfois comme St Thomas -, nous avons relancé une autre mémoire sans faille :
Alice KIEN-FANTIN, 11 ans au moment des faits. Elle confirme les dires de son cousin Roland et précise même qu'il s'agissait de
deux soldats allemands retranchés dans le bunker, face à la Geissenmillen, plus visible de nos
jours, qui ont tiré sur le haut du village dès qu'ils eurent entendu sonner la cloche ! Même qu'Alice BLUME ne fut pas seule à la
sonner et qu'elle était accompagnée par Emilie SCHILTZ . Un char américain stationné à la hauteur de la forge de son père riposta ce qui fit éclater les vitres de l'atelier
.
En
demandant au cours du déjeuner à MLH de refaire un effort de mémoire et de se rappeler des coups de feu, elle a souri :
"Je t'avais bien dit que quand je les ai vus je suis restée sur place un
certain temps transformée en statue de sel..."
Entretemps, Roland de sa Savoie adoptive vient de nous confirmer que les
tirs eurent bien lieu ce 18 novembre : Le tir des Allemands a eu lieu lorsque le premier char était à hauteur de la maison
Botter. Un éclat de chrapnell a
frappé le mur à un mètre de moi (j'étais sur le pas de la porte ). J'ai ramassé ce morceau de fer et je me suis bien brulé avec. Crois-moi cela reste comme souvenir .
PS : Le général George PATTON, général américain qui commanda les divisions blindées de la IIIe armée U.S d'Avranches
à Metz, dut compter du 29 septembre au 4 octobre avec une contre-attaque allemande sur Nancy. Il maîtrisa la situation avant de pousser en direction de la Sarre et de la ligne Siegfried. Metz fut
atteint en novembre 1944 pendant que Leclerc, rattaché à la VIIe armée U.S., fonça sur Strasbourg qui sera libéré le 23 novembre. A Metz, Patton rencontra une forte résistance de la défense allemande. La bataille
de Metz ,qui dura plusieurs semaines, se solda par de lourdes pertes pour les deux parties.
Biographie des principaux acteurs de la seconde guerre mondiale
Par solnade
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Publié dans : Libération de Hestroff
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