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Freistroff, abbaye de l’ordre de Cîteaux, située dans une belle plaine sur le bord de la Nied, à une lieue de Bouzonville ; diocèse de Metz. Elle fut fondée en 1130, par Viric de Valcourt ; ce seigneur était apparemment Lorrain : il avait donné à l’abbaye de Chaumousey, la quatrième partie de l’église d’Igney. Voyez Histoire de Lorraine, tome 2, page cviii.
Abbaye de Freistroff, avril 2009
Le duc Simon 1er et son épouse Adelaïde, favorisèrent cet établissement, et donnèrent aux religieux de ce lieu, en 1137, une maison dans le village de Freistroff, et leur accordèrent leur protection. Simon, deuxième abbé de Freistroff, en dissipa les biens, en sorte que lesdits religieux abandonnèrent le monastère. Ceux de Justement, ordre de prémontré, et ensuite ceux de sainte Croy, même ordre y furent appelés par Bertrand évêque de Metz, et l’abandonnèrent de même, et sous le même évêque.
Le duc Mathieu 1er par le même évêque Bertrand, contre les religieux de sainte Croix, qui avaient prétendu y rentrer. introduisit à Freistroff, des religieuses de citeaux, qui y furent maintenues en 1210 ( Histoire de Lorraine, tome 2, page 5).
En 1414, Valkerangen, abbesse de Marienflos, ordre de Cîteaux, près la ville de Sierck, ayant été obligée de céder son monastère à Charles II, duc de Lorraine, pour y établir des chartreux ; Jean, abbé de Cîteaux, consentit que les religieuses de Marienflos entrassent dans l’abbaye de Freistroff, et y vécussent avec les religieuses de ce monastère. Les religieux de Cîteaux rentrèrent seuls en possession de l’abbaye vers l’an 1460.
Jacques, abbé de Freistroff est connu en 1481 et Etienne de Senones en 1521. En 1626. Claude Genneval, abbé de Freistroff, assista à l’entrée solemnelle du duc Charles IV à Nancy. Nous y avons vu M. Pierre Aubertot, qui a réédifié l’église et le monastère.
En 1749, Monsieur de Klely fit démission pure et simple de son abbaye en faveur de son neveu Nicolas Joseph Protais Sevin, religieux très méritant, du même ordre.
Il y avait ci-devant à Freistroff, une prévôté ; on y voit encore un château. La prévôté de Vaudrevange, transférée à Bérus, ayant enfin été fixée à Bouzonville, en 1705, on y joignit celle de Freistroff.
Voici un ordre chronologique des abbés et abbesses de Freistroff, le plus exact qu’il ait été possible de dresser :
1150, Drogon, premier abbé. Simon, deuxième abbé, qui abandonna l’abbaye.
1283, Marie, abbesse.
1310, Isabelle de Maingues
1314, Guille de Salle-bruche
1346, Helé
1379, Ermenson de Bergh
1399, …
1402, Avels Aubrione
1410, Agnès…
1430, Schmit de Dernenstein
1446, Irmengarde de Dalehm, dernière abbesse
1461, Mathias de Betting, abbé
1480, Jacques…
1504, Claude de Dampbelin
1512, Jean …
1524, Etienne de Senones
1556, Didier Colligny
1594, Nicolas Sellier
1600, François Genneval
1626, Claude Genneval
1652, Claune Aubry.
L’abbaye fut entièrement incendiée en 1658.
1681, François-Nicolas Perin, chevalier, commandeur de l’ordre de Malte, lieutenant du roi à Sarrelouis, abbé commendataire sans bulles.
1705, Pierre Aubertot, qui réédifia l’église et le monastère.
1740, Nicolas-Judes-Thédée Klely, qui s’est démis volontairement de l’abbaye, en 1749, en faveur de Nicolas-Joseph Protais-Sevin, abbé moderne.
Notice de la Lorraine qui comprend les duchés de Bar et de Luxembourg, l’électorat de Trèves, les Trois Evêchés (Metz, Toul et Verdun).
Par Dom Aug. Calmet, 2e édition, Tome premier,
réédité chez Madame George, Lunéville, 1840
Abbaye de Freistroff, avril 2009
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NB : La ponctuation a été légèrement corrigée pour faciliter la lecture. Les noms propres ont été reproduits avec les graphies apparaissant dans la réédition 1840. Ils peuvent ne pas être fidèles aux graphies originelles de Dom Calmet. Beaucoup de coquilles dans les diverses éditions.
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Voir aussi l'abbaye sous le blog Hackspill