Lundi 2 novembre 2009
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Face au village se trouve la Colline de Gomelange ainsi nommée familièrement à Hestroff. Nous l'avions traitée partiellement.
Cette colline, sous laquelle existe une véritable ville souterraine appartenant à l'ouvrage de la Ligne Maginot dit l'Anzeling, appartient d'ouest en est aux communes de Piblange, Hestroff et Anzeling.
Au
Dordatz, quand les vaches s'agglomèrent près de la forêt c'est signe de mauvais temps...
A l'est de la Route de Metz, sur le ban de Piblange, en quittant les Quatre Vents, se succèdent "Joignant le Chemin de Holeck", "Beuvrot", "Pointes de Holeck", "Courtes Raies de Streiffel"
séparées des "Longues Raies de Streiffel" par la D55 et enfin "Loch", "Klapperscheck" et "Gravat".

Limites administratives de la
Colline de Gomelange en rose et ancien chemin Hestroff-Gomelange en jaune
Sur le ban de Hestroff, jouxtant "Gravat" de Piblange, nous avons la jumelle "Gravatte", "Dordatz", "Hochness" avoisinant "Sous Maginot" appartenant
déjà au ban d'Anzeling ainsi que "Engelsberg" face au "Colvert".
Au sommet de la colline, Gravatte et Dordatz sont respectivement prolongés par "Obere Gravatte" et "Stauden" jusqu'à la D55, ce qui fait que le début de la forêt de
Gomelange située à gauche de la départementale appartient encore à Hestroff jusqu'à l'ancien sentier emprunté par nos ancêtres pour se rendre à Gomelange.
Le bout de forêt appartenant au ban de Hestroff s'appelle également Dordatz.
Aucune suggestion pour l'étymologie de Dordatz et Hochness. Tout au plus pourrions-nous attribuer l'origine des noms Gravat ou Gravatte à la présence des Croates
lors de la Guerre de Trente Ans. Il est vrai que l'endroit était une position de choix pour qui désirait faire le siège du village qui s'étale à la vue de tout passager venant de
Gomelange... Lors de l'arrivée des troupes américaines, les Allemands, cantonnés à Hestroff, se replièrent également derrière la Colline de
Gomelange.
Hestroff sous la neige vu
de Obere Gravatte
NB :
La cravate, attribut vestimentaire incontournable de la mode masculine, tire son origine de la bande d'étoffe portée autrefois par les cavaliers croates qui servirent
dans le régiment du « Royal-Cravate » au temps de Louis XIII et Louis XIV. Adoptée par la Cour de Versailles, elle s'imposa dans le monde. Accessoire essentiel, la cravate permet,
selon Balzac, de
"connaître celui qui la porte", réflexion appuyée par La Rochefoucauld, qui affirmait que
"le noeud est à la cravate ce que le cerveau est à
l'homme"...
Aujourd'hui, le Petit Robert propose d'ailleurs la définition suivante : Cravate, 1651, « bande de linge que les cavaliers croates portaient autour du cou » ; forme francisée
de Croate. En effet, c'est le mot Hrvat, forme croate de Croate, qui a donné krvat, puis cravate. On le retrouve également dans les autres langues : cravat/tie (ang.), krawatte (all.),
corbata (esp.), cravatta (it.), gravata (port.), kravat (hong.), krawat (pol.), krawatt (suéd.) ou... kravata (croa.).
"Et comment pouvais-je lutter, moi, faible, grêle, mis simplement, pâle et hâve comme un artiste en convalescence d'un ouvrage, avec des jeunes gens bien frisés, jolis, pimpants,
cravatés à désespérer toute la Croatie, riches, armés de tilburys et vêtus d'impertinence ?"
La Peau de chagrin, Honoré de Balzac.
"Une cravate bien nouée est le premier pas sérieux dans la vie"
Oscar Wilde
Source : site Internet de l'Ambassade de Croatie www.amb-croatie.fr/