Partager l'article ! Les abbayes cisterciennes de Villers Bettnach et de Freistroff: Hestroff sur une voie romaine... Dans l’optique de la règ ...
Hestroff sur une voie romaine...
Dans l’optique de la règle cistercienne, les sites choisis ne devaient pas être trop proches du siècle et de
ses tracas. C'était peut-être le cas pour Villers Bettnach, site sauvage mais non dépourvu d’attraits économiques.
Abbaye de Villers-Bettnach, porte Coislin
Qu'en est-il de Freistroff ?
Vue sur Freistroff de Remelfang. Abbaye à main droite en bordure de la Nied
Dans les deux cas la présence de l'eau est incontestable. La Canner pour Villers Bettnach et la Nied pour Freistroff.
La situation d’une abbaye détermine à court terme toutes ses possessions foncières et son
développement agricole et économique. La Lorraine du XIIe siècle n’était pas vide et comme ailleurs, les Cisterciens arrivèrent dans un monde agraire déjà mis en valeur et où on ne les attendait
pas. Dans quelle mesure la Lorraine faisait-elle partie de ce modèle ?
Une étude démontre que le choix des sites cisterciens en Lorraine se faisait au travers de différents vecteurs :
Les deux abbayes, Villers-Bettnach et Freistroff, se situeraient sur une voie romaine... la via Treverensis
?
Deux voies romaines principales, d’intérêt européen, traversaient la région : la route de Reims à Strasbourg et la route de Lyon à Trèves qui se rencontraient à Metz, carrefour commercial de toute la Lorraine, la Via Germania dont le tronçon Metz-Trèves.