Mardi 27 octobre 2009
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Les revendications du département de la Moselle par Hitler et l'Allemagne
Dans son livre "Mein Kampf" Hitler déclara dès 1925-27 que la guerre entre la France et l'Allemagne était inévitable, car la France avait volé l'Alsace-Lorraine
à l'Allemagne.
En 1928, il écrivait que le triomphe de l'Allemagne exigeait au moins le retour de ces deux provinces. A partir de son arrivée au pouvoir en 1933, il déclare ne plus avoir de revendications
territoriales à adresser à la France.
Cette déclaration provoqua l'amertume la plus profonde auprès des Alsaciens et Lorrains établis dans le Reich. Précisons que ces Alsaciens et Lorrains étaient de souche allemande et furent expulsés
de l'Alsace et de la Moselle en 1918. Parmi eux se trouvaient des hauts-fonctionnaires et militaires qui s'étaient groupés dans l'association "Bund der Elsass-Lothringen im Reich".
Le 23 juin 1934 fut inaugurée à Berus, Sarre, à moins de 6 km de Bouzonville, la tour d'Hindenburg, symbole de la puissance germanique, puis du national-socialisme. Les visiteurs allemands y
venaient pour voir la ligne Maginot jusqu'au Hackenberg et se rendre compte qu'au-delà de la frontière habitaient encore des gens, parlant l'allemand...
N'empêche que, malgré ses déclarations, Hitler voulait vaindre la France et récupérer l'Alsace et la Moselle.
L'influence culturelle allemande sur le département de la Moselle
De nombreuses personnalités allemandes, nées en Moselle avant 1918, rédigeaient des publications sur le département. Plusieurs organismes de recherche historique
d'Allemagne s'intéressaient à l'histoire de notre département. L'atlas de la Sarre (française jusqu'au début du 19e) publié en 1934 avant le plébiscite, déborda largement sur le département de la
Moselle pour montrer ses liens avec la Sarre. C'étaient des ouvrages scientifiques mais entrepris avec l'arrière-idée de maintenir la germanité dans le département. Alexis WEBER de Boulay s'était
étonné en 1928 que la direction des contributions directes de Strasbourg avait fourni les plans cadastraux d'Alsace-Lorraine à l'institut de Francfort pour être utilisés à la confection de
l'atlas.
La radio allemande avait un impact non négligeable sur l'opinion du département. Les Mosellans germanophones prenaient ces radios à cause des informations et des auditions de musique populaire même
si la plus grande majorité rejetait les violents discours radiodiffusés d'Adolf Hitler. Henri Hiegel souligne quand même que quelques Mosellans se mettaient au garde-à-vous quand retentissaient les
hymnes nationaux-socialistes.
Des journaux mosellans diffusés en langue allemande étaient subsidiés par des Ministères allemands. Ce fut le cas du journal autonomiste Die Volkstimme, le journal communiste
L'Humanité, édition de Metz, les journaux du parti chétien-social Lothringer Journal, etc.
D'autres revues furent également soutenues par des subsides comme Elsass-Land-Lothringer-Heimat, le Jahrbuch der Wissenschaftlichen Gesellschat zu Strassburg, les Stimmen aus
Lothringen publiées à Forbach par le professeur Jacques FOURMANN (1886-1964) de Téterchen.
Par solnade
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Publié dans : Ligne Maginot et Guerre 39-45
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