Hestroff, village de la Moselle francique
Les préludes de la guerre de 1939-1940 - La zone rouge
Dès février 1939 des exercices de défense passive sont organisés dans certains établissements scolaires. Ne pas avoir de masques à gaz devenait un grande préoccupation. Mais le plus grand souci des autorités fut quand même l'organisation de l'évacuation de leurs administrés.
Si les maires devaient dresser l'effectif des personnes, des voitures, du bétail, ils eurent aussi des consignes pour mettre leurs archives et les registres cadastraux à l'abri. Qu'en était-il à Hestroff ? Nous le saurons peut-être dans 5 ans quand nous aurons l'accès à ces archives...
Dans la circulaire préfectorale du 19 avril 1939 prévoyant le dépôt des inventaires des biens mobiliers, les maires mosellans prirent également connaissance que leurs administrés seront évacués vers les Charentes et la Vienne. Moselle-est partait pour la Charente, Boulay, Bouzonville et Sierck pour la Vienne. Les maires se préoccupèrent naturellement de connaître les noms des localités d'accueil encore secret d'Etat. C'est ainsi que le 1er juin, ils furent invités par le préfet de passer par son administration s'ils désiraient entrer en contact avec les maires concernés.
Dans les localités de la zone rouge, la préfecture distribua des formulaires pour l'inscription des meubles, des immeubles, du cheptel, des semailles. A Hestroff, personne ne se rappelle de pareille initiative.
En avril-mai 1939, les préfets de la Charente et de la Vienne avaient reçu l'ordre de préparer l'hébergement des évacués mosellans. Le recensement des locaux traîna en longueur. Ce ne fut qu'après le 21 août que des services d'accueil furent créés dans les communes de ces 2 départements.
Le 25 août les permissions militaires sont supprimés et les permissionnaires sont rappelés. Les réservistes sont appelés sous les drapeaux. Les gardes frontaliers prennent position le long de la frontière. Ils ne disposent pas de téléphones de campagne. Les familles des officiers et sous-officiers de la Ligne Maginot sont évacuées.
Théoriquement depuis le 25 août à 15h30, selon Henri Hiegel, les ouvrages de la Ligne Maginot comprenaient leurs effectifs de guerre. Cela n'était pas tout à fait le cas du fort de Bousse de Hestroff, car les sous-officiers réservistes de Hestroff avaient rejoint le village de Bousse près de Thionville...
Les gars du fort de Bousse - Collection Jérôme JACOB
Fin août, "Bockange" commence à s'installer dans le haut du village tandis que la cavalerie s'installe dans le bas.
Premier jour de septembre, les paysans de la zone sont toujours occupés à rentrer les récoltes. On continue les travaux champêtres de chaque côté de la frontière.
A Hestroff, Camille HACKSPILL et son frère Louis sont occupés à drèschen quand la Gény, soit Eugénie FRISCH, mère du Beppy, maire de Hestroff, s'adressa aux deux pour leur dire : "Hallen doch aan, de Joseph hat maa gesaat ma moussen fott guéen" (Arrêtez-tout, mon fils vient de me dire qu'il fallait partir).
En effet, le soir venu, le garde-champêtre, Emile BASSOMPIERRE, mét da klégel, vint annoncer à la population que le lendemain matin avant l'aube tout le monde devait être prêt à se mettre en route...
Dès février 1939 des exercices de défense passive sont organisés dans certains établissements scolaires. Ne pas avoir de masques à gaz devenait un grande préoccupation. Mais le plus grand souci des autorités fut quand même l'organisation de l'évacuation de leurs administrés.
Si les maires devaient dresser l'effectif des personnes, des voitures, du bétail, ils eurent aussi des consignes pour mettre leurs archives et les registres cadastraux à l'abri. Qu'en était-il à Hestroff ? Nous le saurons peut-être dans 5 ans quand nous aurons l'accès à ces archives...
Dans la circulaire préfectorale du 19 avril 1939 prévoyant le dépôt des inventaires des biens mobiliers, les maires mosellans prirent également connaissance que leurs administrés seront évacués vers les Charentes et la Vienne. Moselle-est partait pour la Charente, Boulay, Bouzonville et Sierck pour la Vienne. Les maires se préoccupèrent naturellement de connaître les noms des localités d'accueil encore secret d'Etat. C'est ainsi que le 1er juin, ils furent invités par le préfet de passer par son administration s'ils désiraient entrer en contact avec les maires concernés.
Dans les localités de la zone rouge, la préfecture distribua des formulaires pour l'inscription des meubles, des immeubles, du cheptel, des semailles. A Hestroff, personne ne se rappelle de pareille initiative.
En avril-mai 1939, les préfets de la Charente et de la Vienne avaient reçu l'ordre de préparer l'hébergement des évacués mosellans. Le recensement des locaux traîna en longueur. Ce ne fut qu'après le 21 août que des services d'accueil furent créés dans les communes de ces 2 départements.
Le 25 août les permissions militaires sont supprimés et les permissionnaires sont rappelés. Les réservistes sont appelés sous les drapeaux. Les gardes frontaliers prennent position le long de la frontière. Ils ne disposent pas de téléphones de campagne. Les familles des officiers et sous-officiers de la Ligne Maginot sont évacuées.
Théoriquement depuis le 25 août à 15h30, selon Henri Hiegel, les ouvrages de la Ligne Maginot comprenaient leurs effectifs de guerre. Cela n'était pas tout à fait le cas du fort de Bousse de Hestroff, car les sous-officiers réservistes de Hestroff avaient rejoint le village de Bousse près de Thionville...
Les gars du fort de Bousse - Collection Jérôme JACOB
Fin août, "Bockange" commence à s'installer dans le haut du village tandis que la cavalerie s'installe dans le bas.
Premier jour de septembre, les paysans de la zone sont toujours occupés à rentrer les récoltes. On continue les travaux champêtres de chaque côté de la frontière.
A Hestroff, Camille HACKSPILL et son frère Louis sont occupés à drèschen quand la Gény, soit Eugénie FRISCH, mère du Beppy, maire de Hestroff, s'adressa aux deux pour leur dire : "Hallen doch aan, de Joseph hat maa gesaat ma moussen fott guéen" (Arrêtez-tout, mon fils vient de me dire qu'il fallait partir).
En effet, le soir venu, le garde-champêtre, Emile BASSOMPIERRE, mét da klégel, vint annoncer à la population que le lendemain matin avant l'aube tout le monde devait être prêt à se mettre en route...
Lun 9 nov 2009
Aucun commentaire