Hestroff, village de la Moselle francique
Evacuation des
Mosellans en 1939-1940 - Moselle-Est -
Henri Hiegel avait une connaissance parfaite de la situation de Moselle-Est dont il décrivit minutieusement l'évacuation. Il consacra néanmoins un petit paragraphe au repliement des habitants des régions de Saint-Avold, de Boulay, de Bouzonville et de Sierck-les-Bains.
Des régions de Saint-Avold et de Boulay, il dit que l'évacuation se fit dans le plus grand désordre. A l'instar de notre village, lorsque les cloches donnèrent le signal de l'évacuation, rien n'avait été organisé pour l'exode. Le bétail fut également laissé en place alors qu'en Moselle-Est tout avait été vendu même si c'était à prix dérisoire.
Vieillards, femmes et enfants s'entassaient jusqu'à 15 sur des voitures tirées par des chevaux. Les enfants suivaient à bicyclettes quand ils en possédaient. A Hestroff, nous savons que François PICK avait son deux-roues. Qu'en était-il des autres adolescents ?
Beaucoup de génisses et des veaux se noyèrent dans la Nied. Des commissions de sauvegarde restèrent provisoirement dans les villages pour "éviter le pillage jusquà l'arrivée de la troupe et assurer le ravitaillement du menu bétail".
"La gendarmerie de Saint-Avold afficha l'ordre d'évacuation à 16h à Macheren et Petit-Ebersviller, alors que des réfugiés de Forbach, Stiring-Wendel et Petite-Rosselle passaient en moto et à bicyclette sur la route de Pont-à-Mousson... Les militaires du 30e Dragons de Metz promirent de garder les maisons."
Hombourg-Haut est parti pêle-même. "Certains poussaient des brouettes, d'autres des chariots, chargés de matelas, valises, seaux et de sacs. Des cages à poules étaient pendues aux voitures et des lapins remuaient dans les sacs".
L'hôpital, Carling, Porcelette se rencontrèrent à Rémilly . Ils furent embarqués 2 jours plus tard à Dieulourd pour la Loire, le Pas-de-Calais et la Vienne.
Plus près de nous, les villages situés à l'est de Zimming, Boulay et Roupeldange furent également évacués par ordre militaire. Creutzwald et Varsberg gagnèrent à pied Pournoy-la-Grasse en passant par Narbéfontaine. Ensuite ils furent partagés en deux groupes : les mineurs et leurs familles destinés à aller dans le Pas-de-Calais et les paysans destinés à être embarqués à Thiaucourt pour la Vienne.
Henri Hiegel avait une connaissance parfaite de la situation de Moselle-Est dont il décrivit minutieusement l'évacuation. Il consacra néanmoins un petit paragraphe au repliement des habitants des régions de Saint-Avold, de Boulay, de Bouzonville et de Sierck-les-Bains.
Des régions de Saint-Avold et de Boulay, il dit que l'évacuation se fit dans le plus grand désordre. A l'instar de notre village, lorsque les cloches donnèrent le signal de l'évacuation, rien n'avait été organisé pour l'exode. Le bétail fut également laissé en place alors qu'en Moselle-Est tout avait été vendu même si c'était à prix dérisoire.
Vieillards, femmes et enfants s'entassaient jusqu'à 15 sur des voitures tirées par des chevaux. Les enfants suivaient à bicyclettes quand ils en possédaient. A Hestroff, nous savons que François PICK avait son deux-roues. Qu'en était-il des autres adolescents ?
Beaucoup de génisses et des veaux se noyèrent dans la Nied. Des commissions de sauvegarde restèrent provisoirement dans les villages pour "éviter le pillage jusquà l'arrivée de la troupe et assurer le ravitaillement du menu bétail".
"La gendarmerie de Saint-Avold afficha l'ordre d'évacuation à 16h à Macheren et Petit-Ebersviller, alors que des réfugiés de Forbach, Stiring-Wendel et Petite-Rosselle passaient en moto et à bicyclette sur la route de Pont-à-Mousson... Les militaires du 30e Dragons de Metz promirent de garder les maisons."
Hombourg-Haut est parti pêle-même. "Certains poussaient des brouettes, d'autres des chariots, chargés de matelas, valises, seaux et de sacs. Des cages à poules étaient pendues aux voitures et des lapins remuaient dans les sacs".
L'hôpital, Carling, Porcelette se rencontrèrent à Rémilly . Ils furent embarqués 2 jours plus tard à Dieulourd pour la Loire, le Pas-de-Calais et la Vienne.
Plus près de nous, les villages situés à l'est de Zimming, Boulay et Roupeldange furent également évacués par ordre militaire. Creutzwald et Varsberg gagnèrent à pied Pournoy-la-Grasse en passant par Narbéfontaine. Ensuite ils furent partagés en deux groupes : les mineurs et leurs familles destinés à aller dans le Pas-de-Calais et les paysans destinés à être embarqués à Thiaucourt pour la Vienne.
Mar 24 nov 2009
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