Hestroff, village de la Moselle francique

Avant d'appartenir à Edmond SCHNEIDER, le Café Lorraine était la propriété de Sieur Hipplolyte MAILLARD qui donna rapidement son nom au dernier bistrot de Hestroff. N'avait-on pas coutume de dire aller chez le Mèlliaa et puis chez la Mèlliaa's Catherine ?
AD-MAILLARD-Hippolyte.jpgCollection Gisèle SCHNEIDER-MASSON
Qui était donc Hippolyte Maillard ? Si nous n'avons pas encore réussi à remonter son ascendance aux Maillard, meuniers de la Geissenmillen au 18e, ni au sanguinaire Capitaine Maillard du 17e qui n'avait comme seul mérite que d'avoir chassé provisoirement les Français de Sierck, nous savons en revanche que les parents de Hyppolite étaient Simon né vers 1860 et Marie Madeleine Julie JACOB de Guerstling.


Hippolyte, né le 5 avril 1882 à Hestroff, épousa Louise NEISIUS qui décéda prématurément en 1938. Hippolyte avait une fille qui se maria avec un gars du 162e RIF. La belle Anna mourut le 2 octobre 1941 après avoir mis au monde un petit garçon à Bouzonville. Celui-ci fut élevé par une dénommée BRETBEIL, épouse SCHIDLER. Le petit-fils de Hyppolyte, après une carrière dans l'enseignement, s'est expatrié en Bourgogne où il s'est reconverti dans le vin et où il réside encore aujourd'hui.

Notre Hyppolyte se retrouva donc bien seul au cours de la dernière guerre. Perdre son épouse et sa fille bien-aimée à 3 ans d'intervalle fut une cruelle épreuve.

Il lui fallait de l'aide et dans son commerce et dans son écurie. Car Hyppolite, comme tout le monde, avait une petite exploitation agricole, une vache à traire et des cochons pour le saloir.

Son bistrot ne désemplissait pas. Avant la guerre c'était les soldats de Bockange qui s'y bousculaient, maintenant ce sont tous les officiers de la Wehrmacht et aussi quelques SS incontournables en ces temps plus que troublés. C'est ainsi que notre Hippolyte eut vent qu'il pourrait disposer d'une aide. Il fallait se rendre à la gare de Boulay où arrivaient hommes et femmes de l'Est.

C'est ainsi qu'il se rendit à Boulay en compagnie de son beau-frère Louis HACKSPILL déjà motorisé. Sur le quai de la gare on débarquait des prisonniers. Hippolyte eut immédiatement le flash. C'est cette jolie Slave et pas une autre qu'il veut.
C'est elle qui le secondera efficacement et lui restera fidèle jusqu'à ce qu'il ferme les yeux, chez lui, ce 5 février 1966.










Jeu 28 jan 2010 Aucun commentaire