Hestroff, village de la Moselle francique
Il n'était pas bon de rester veuve avec beaucoup d'enfants à charge.
Du vivant de son mari, Margarete Kieffer, selon l'inventaire de 1763, n'était pas trop à plaindre. Elle doit maintenant faire face, après le passage de l'huissier-priseur, à d'autres soucis. Marguerite est lettrée mais outre savoir lire et écrire - ce qui est très rare pour l'époque - cela ne lui sert pas à grand-chose pour nourrir ses enfants.
Lingère et lit à baldaquin du Hackspillsland - juin 2009 -
Nous supposons que ses frères Jean-Baptiste, curé à Ebersviller puis à Freistroff, Pierre, huissier à la prévôté de Sierck, Nicolas, cordonnier à Hestroff et Louis aussi maître tailleur à Freistroff ne la laissent pas tomber. Ni son beau-frère Hugo Nadé, échevin synodal, tuteur de ses enfants mineurs et bientôt maire du village.
Sans l'aide des proches, pour une veuve c'est le remariage ou la mendicité. Mais trouver un Saint-Bernard avec 8 enfants à charge relève de l'exploit. Aussi, Marguerite prend en nourrice des enfants de bourgeois de Metz pour arrondir les fins de mois. Elle est secondée par sa fille aînée, Madeleine, 19 ans. Ses deux enfants Suzanne et Mathieu sont décédés en 1750 lors d'une épidémie qui frappa les jeunes enfants. Sont encore chez leur mère les garçons, Georges 16 ans, Jean-Baptiste 12 ans, Nicolas 10 ans, Noël 9 ans, Hugo 6 ans, Nicolas 3 ans et Mathias Alouisius à peine 1 an.
Jean-Baptiste et Nicolas veulent chacun aller au séminaire à Metz. Leur livre de chevet, l'Imitation de Jésus-Christ, ne doit pas être étranger à telle décision. Le tonton Jean-Baptiste Kieffer, maintenant curé à Freistroff, non plus. Aussi, Marguerite placent chez son frère Jean-Baptiste les gamins âgés de 12 et 10 ans. Le petit Noël ira chez son tuteur Hugo Nadé, lui aussi tailleur d'habits et échevin synodal. Georges 16 ans, a probablement secondé sa mère dans les travaux agricoles et le petit élevage.
Notre pauvre veuve néanmoins se tue au labeur et en décède à l'âge de 43 ans le 4 janvier 1767, 4 ans après son défunt mari.
Nouvel acte tutélaire dressée le 20 février 1767. Seront présents Louis et Nicolas Kieffer, les frères de Marguerite ainsi que Hugo Nadé et Jean Dame, beaux-frères. Nouvel inventaire.
L'année suivante, Hugo, le 28 janvier 1768, déclarera qu'un des enfants veut entrer en philosophie au séminaire Ste Anne à Metz. Il demandera par conséquent de disposer des biens. Plus tard, en 1772, Nicolas à ce moment-là 19 ans, commencera des études en langue latine et pour cela il faudra des biens pour le soutenir.
Au village ne resteront plus que Madeleine qui restera célibataire et Noël dont le dernier descendant sur Hestroff perdra la vie en Norvège. Nous ne savons plus rien des autres orphelins qui n'apparaîtront plus jamais dans les écrits.
Du vivant de son mari, Margarete Kieffer, selon l'inventaire de 1763, n'était pas trop à plaindre. Elle doit maintenant faire face, après le passage de l'huissier-priseur, à d'autres soucis. Marguerite est lettrée mais outre savoir lire et écrire - ce qui est très rare pour l'époque - cela ne lui sert pas à grand-chose pour nourrir ses enfants.
Lingère et lit à baldaquin du Hackspillsland - juin 2009 -
Nous supposons que ses frères Jean-Baptiste, curé à Ebersviller puis à Freistroff, Pierre, huissier à la prévôté de Sierck, Nicolas, cordonnier à Hestroff et Louis aussi maître tailleur à Freistroff ne la laissent pas tomber. Ni son beau-frère Hugo Nadé, échevin synodal, tuteur de ses enfants mineurs et bientôt maire du village.
Sans l'aide des proches, pour une veuve c'est le remariage ou la mendicité. Mais trouver un Saint-Bernard avec 8 enfants à charge relève de l'exploit. Aussi, Marguerite prend en nourrice des enfants de bourgeois de Metz pour arrondir les fins de mois. Elle est secondée par sa fille aînée, Madeleine, 19 ans. Ses deux enfants Suzanne et Mathieu sont décédés en 1750 lors d'une épidémie qui frappa les jeunes enfants. Sont encore chez leur mère les garçons, Georges 16 ans, Jean-Baptiste 12 ans, Nicolas 10 ans, Noël 9 ans, Hugo 6 ans, Nicolas 3 ans et Mathias Alouisius à peine 1 an.
Jean-Baptiste et Nicolas veulent chacun aller au séminaire à Metz. Leur livre de chevet, l'Imitation de Jésus-Christ, ne doit pas être étranger à telle décision. Le tonton Jean-Baptiste Kieffer, maintenant curé à Freistroff, non plus. Aussi, Marguerite placent chez son frère Jean-Baptiste les gamins âgés de 12 et 10 ans. Le petit Noël ira chez son tuteur Hugo Nadé, lui aussi tailleur d'habits et échevin synodal. Georges 16 ans, a probablement secondé sa mère dans les travaux agricoles et le petit élevage.
Notre pauvre veuve néanmoins se tue au labeur et en décède à l'âge de 43 ans le 4 janvier 1767, 4 ans après son défunt mari.
Nouvel acte tutélaire dressée le 20 février 1767. Seront présents Louis et Nicolas Kieffer, les frères de Marguerite ainsi que Hugo Nadé et Jean Dame, beaux-frères. Nouvel inventaire.
L'année suivante, Hugo, le 28 janvier 1768, déclarera qu'un des enfants veut entrer en philosophie au séminaire Ste Anne à Metz. Il demandera par conséquent de disposer des biens. Plus tard, en 1772, Nicolas à ce moment-là 19 ans, commencera des études en langue latine et pour cela il faudra des biens pour le soutenir.
Au village ne resteront plus que Madeleine qui restera célibataire et Noël dont le dernier descendant sur Hestroff perdra la vie en Norvège. Nous ne savons plus rien des autres orphelins qui n'apparaîtront plus jamais dans les écrits.
Mar 2 fév 2010
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